À l’heure où l’information se consomme en quelques secondes sur les réseaux sociaux, quel avenir pour les médias traditionnels ? C’est une des questions en marge de la 2ème édition du Presstival, le festival romand du journalisme qui se tient ce week-end sur le Terrain Gurzelen à Bienne. Samedi, près de 800 personnes, professionnelles des médias ou simples curieux, ont participé aux débats, ateliers et conférences proposés dans cette ancienne friche sportive transformée en véritable village médiatique. Pour lancer la réflexion, un micro-trottoir réalisé dans les rues de Bienne a permis de recueillir les attentes et critiques du public envers les médias. Certains réclament « plus d’articles de fond » ou davantage de diversité dans les points de vue, tandis que d’autres s’interrogent sur l’influence des propriétaires des médias et la frontière de plus en plus floue entre information et divertissement. Une problématique bien connue des journalistes. « Toute la profession s’interroge sur la manière de ne pas tomber dans le piège de la course au clic », explique Adrien Krause, membre du comité d’organisation et journaliste à la RTS. « Pour garantir un média de qualité, ce n’est pas le bon réflexe. Mais on ne peut pas rester les bras croisés, il faut aussi prendre le mouvement avec ». Face aux nouveaux formats et aux réseaux sociaux, les médias doivent donc trouver un équilibre. « L’infotainment rend de plus en plus de terrain, poursuit Adrien Krause. « Mais le cœur de l’information doit rester l’objectivité et la véracité », précise le journaliste de la RTS. Le Presstival entend justement réfléchir à ces enjeux sans céder au pessimisme. «Le journalisme n’est pas mort», a rappelé la responsable de la programmation Séverine Chave lors de l’ouverture du festival. Jusqu’à dimanche, conférences, ateliers et speed-dating avec des journalistes suisses et français continueront d’animer le Terrain Gurzelen. /jse








