La Conférence des gouvernements de la Suisse du Nord-Ouest, dont le Jura, a tenu son assemblée ce vendredi à Soleure. L’accent a été mis sur le développement des infrastructures de transport dans le cadre de la stratégie de la Confédération à l’horizon 2045.
Les cantons de la Suisse du Nord-Ouest prennent position sur l’avenir du développement des infrastructures de transport dans la région. A l’occasion de leur assemblée plénière, les gouvernements de Soleure, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Argovie et du Jura, ainsi que des délégations des cantons de Zurich et de Berne, se sont réunis ce vendredi à Soleure. Ils ont adopté une position commune sur le projet « Transports ’45 », prochainement mis en consultation par le Conseil fédéral et qui doit préciser les infrastructures de transport jusqu’en 2045, et souligné « l’importance d’un développement des infrastructures performant et durable », « à la hauteur du développement démographique et économique de la région ».
Plusieurs revendications
Les cantons saluent l’orientation générale du projet mais adressent plusieurs revendications à l’intention du Conseil fédéral en vue du message 2027, notamment au niveau du processus de planification, du développement de l’offre pour la région et de l’adéquation avec les enjeux d’aménagement du territoire. Les gouvernements cantonaux de la Suisse du Nord-Ouest soulignent aussi l’urgence d’investissements fédéraux. Par exemple, les gouvernements demandent de garantir le financement de l’entretien et de l’extension par le biais du fonds d’infrastructure ferroviaire, le désengorgement du goulet d’étranglement Olten-Aarau-Zurich et du secteur de Bâle ou encore l’amélioration de l’offre des lignes régionales pour leur raccordement aux grandes voies, comme dans le Jura avec le projet ArcExpress La Chaux-de-Fonds-Glovelier-Delémont.
Enfin, les cantons de la Suisse du Nord-ouest ont réaffirmé leur opposition à l’initiative populaire « Pas de Suisse à 10 millions ! ». Pour eux, le texte « n’offre pas de solution appropriée pour un développement social et économique durable et met en outre en péril les relations bilatérales de la Suisse avec l’Union européenne ainsi que la coopération avec les régions voisines du Rhin supérieur ». /comm-mmi








