20 ans de soutien à la vigne de Buix

Il y a 20 ans, la vigne de Buix a failli disparaître. C’était sans compter sur le soutien d’une ...
20 ans de soutien à la vigne de Buix

Il y a 20 ans, la vigne de Buix a failli disparaître. C’était sans compter sur le soutien d’une poignée d’irréductibles prête à tout pour sauver ce symbole.

Cela fait 20 ans que la vigne de Buix a frôlé la disparition. (Photo : Sylvie Fleury) Cela fait 20 ans que la vigne de Buix a frôlé la disparition. (Photo : Sylvie Fleury)

Voilà 20 ans que le vignoble du Clos des Cantons est soutenu par l’Association des amis de la vigne de Buix. Ses membres se sont regroupés au moment où Centre Ajoie, alors propriétaire depuis la création du vignoble en 1988, souhaitait vendre la parcelle. Face au risque d’arrachage des ceps, Michel Choffat a réuni quelques amis. Il faut dire que la vigne avait une symbolique forte pour l’ancien instituteur qui avait participé avec sa classe à sa plantation, tout comme des dizaines de bénévoles.

Michel Choffat a donc réagi assez vite aux premières rumeurs en contactant le directeur de l’époque. L’association a proposé de louer la vigne, mais a essuyé un refus. L’Ajoulot ne voulait pas en rester là et a profité de la fête de la vigne à Buix pour marquer le coup. Avec quelques amis et d’anciens élèves, il a arraché un pied de vigne rempli de grappes pour le brandir lors de cette manifestation. Une action qui a fait grincer des dents mais a poussé à la réflexion. « Et parallèlement à ça, j’ai annoncé l’ouverture d’un bar de la résistance sur la place de fête », se souvient Michel Choffat, qui a ainsi offert un verre à l’ensemble des membres du Conseil d’administration de Centre Ajoie.

En 2006, la vigne a été sauvée grâce au rachat par le vigneron Didier Fleury. C’est son fils Olivier qui a depuis repris l’exploitation.

Michel Choffat : « Je me suis dit qu’on ne pouvait pas laisser faire chose pareille. »

Un vignoble, comme acte symbolique

Michel Choffat se souvient de la création de ce vignoble porté par Centre Ajoie et par Bernard Varin, ainsi que par différents agriculteurs qui étaient bien engagés dans la Question jurassienne. « Ce nouveau canton avait besoin d’avoir sa vigne. C’était aussi un symbole patriotique et politique que de vouloir sauver cette vigne », explique le citoyen de Buix. Pour autant, les débuts n’ont pas été sans quelques difficultés. Le manque de production a frustré certaines personnes et quelques mauvaises cuvées ont entaché sa réputation. Mais Michel Choffat affirme que depuis les vins du Clos des Cantons se sont grandement améliorés. Il cite notamment un récent premier prix pour le Pinot gris, par un magazine spécialisé. « S’il y a des gens qui disent ʺ il n’est pas bon ʺ, c’est tout simplement des gens qui n’ont jamais bu du vin de Buix ! », soutient le président de l’Association des amis du vin de Buix. /ncp


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus