Par la voix de sa présidente Rosalie Beuret Siess, l’exécutif a délivré un message clair après de récents faits divers mettant en lumière des propos sexistes et de mauvais goût lors d’évènements festifs dans le Jura.
À l'heure où le Parlement jurassien doit voter la loi sur la prévention et la lutte contre les violences domestiques, la légèreté observée lors d’évènements festifs ces dernières semaines fait tache. La députée socialiste Héloïse Girardin s'en est inquiétée ce mercredi lors des questions orales. Un nom de boisson banalisant l'image de la femme-objet à la fête de Glovelier (le shot « fille facile ») ou encore un acronyme jouant sur le « GHB » (NDLR Parfois appelée « drogue du violeur ») par une brasserie jurassienne ont dernièrement défrayé la chronique. Interrogée sur les mesures envisagées pour éviter de telles banalisations, la présidente du Gouvernement Rosalie Beuret Siess a délivré un message clair.
Rosalie Beuret Siess : Ce genre de messages « n’ont pas leur place dans notre société ».
« Les messages qui banalisent le sexisme, les violences sexuelles ou l’usage de substances associées à ces violences n’ont pas leur place dans notre société », a déclaré la ministre à la tribune, rappelant que les organisateurs des évènements précités avaient présenté leurs excuses. La loi contre les violences domestiques, qui sera débattue ce mercredi après-midi, comporte d’ailleurs des mesures de prévention quand le bureau de la Déléguée à l’égalité « poursuivra son travail de sensibilisation, notamment auprès des acteurs du monde festif », avance Rosalie Beuret Siess. La présidente du Gouvernement en a également appelé à la responsabilité collective de chacun, rappelant que « les mots, les images et messages diffusés dans l’espace public façonnent les représentations et influencent les comportements ». /jpi









