Les comptes 2025 du canton du Jura ont été avalisés ce mercredi par le Parlement jurassien. Le législatif s’est prononcé par 57 voix contre 0 et 0 abstention. Les comptes 2025 ont bouclé sur un léger bénéfice de 400'000 francs, alors que le budget tablait sur un déficit de 6,1 millions. Une somme de 6,6 millions de francs a même pu être attribuée à la réserve de politique budgétaire dont le total atteint 27,7 millions. Le résultat global s’explique par la progression des recettes - notamment des revenus fiscaux - et par la maîtrise des charges. La ministre des Finances, Rosalie Beuret Siess, a souligné que « les efforts consentis ces dernières années avaient porté leurs fruits » notamment via le Plan équilibre 22-26. Elle a également évoqué les nombreux défis à relever, soit plusieurs réformes fédérales qui vont peser sur les cantons dont le Jura ainsi que des projets fiscaux comme les mises en place de la suppression de la valeur locative ainsi que de l’imposition individuelle. Le président de la Commission de gestion et des finances, Boris Beuret (Le Centre), est allé dans le même sens et a affirmé que le résultat 2025 « ne devait pas faire oublier que les années à venir allaient représenter un réel défi ».
Du côté des groupes politiques, le Parti socialiste, par la voix de Pierre-André Comte, a estimé que « la prudence n’était pas une politique en soi ». L’élu de Vellerat a appelé à faire preuve « d’ambition plutôt que du renoncement ». Le PCSI a indiqué, quant à lui, que les comptes 2025 « ne devaient pas faire oublier le déficit structurel du canton du Jura ». Le groupe Vert-e-s et CS-POP a jugé qu’il « serait utile de revoir le mécanisme de frein à l’endettement face aux défis qui nous attendent » mais son représentant, Rémy Meury, a reconnu qu’il s’agissait d’un « vœu pieux » puisque la droite détient la majorité au Parlement. À droite, justement, l’UDC a indiqué que « la prudence devait rester notre ligne de conduite » et sa représentante Brigitte Favre a appelé le Parlement « à ne pas céder à la facilité ». Le PLR, de son côté, a affirmé que l’assainissement structurel des finances cantonales restait à mettre en place et a cité l’exemple du canton de Neuchâtel. Son représentant, Yann Rufer, a souhaité que toutes les formations politiques se mettent autour d’une table pour définir les prestations qui peuvent être assurées. /fco








