L’organisation de la sécurité publique se formalise à Delémont

La ville de Delémont a présenté ce jeudi sa nouvelle organisation de la sécurité publique ...
L’organisation de la sécurité publique se formalise à Delémont

La ville de Delémont a présenté ce jeudi sa nouvelle organisation de la sécurité publique qui s’inscrit dans la continuité du dispositif transitoire mis en place depuis mi-2024, soit sur la base d’un contrat ressources avec la police cantonale et de la création d’une police administrative.

La ville de Delémont a présenté ce jeudi sa nouvelle organisation de la sécurité publique. La ville de Delémont a présenté ce jeudi sa nouvelle organisation de la sécurité publique.

Le provisoire devient définitif pour la sécurité publique à Delémont. La capitale jurassienne a présenté ce jeudi sa nouvelle organisation en la matière et qui est officiellement en place depuis le début de l’année. La solution retenue par le Conseil communal s’appuie sur deux piliers : la mise en place d’un contrat ressources avec la police cantonale (POC) et la création d’une police administrative (PAD). La nouvelle organisation pérennise ainsi le dispositif transitoire mis en place depuis mi-2024. Concrètement, la police cantonale assure toutes les missions qui relèvent du droit pénal, de la police judiciaire et des intervention d’urgence comme la prise de plaintes, les arrestations, les mesures de contraintes, les enquêtes et les procédures judiciaires. Une section dédiée à Delémont et composée de 12 agents garantit une présence permanente 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, avec l’appui du dispositif cantonal en cas de besoin.


Plusieurs missions pour la police administrative

De son côté, la police administrative de Delémont compte 8 postes et est principalement active dans la vie quotidienne de la ville. Elle assure une présence préventive sur le terrain, des patrouilles en ville et un contact direct avec les habitants, les commerçants et les associations. Elle gère aussi la surveillance des manifestations, l’éducation routière dans les écoles, la gestion du stationnement et l’application des règlements communaux. La police administrative est aussi compétente pour intervenir en première intention sur des situations non urgentes, sécuriser les lieux et alerte la police cantonale quand la situation l’exige. La nouvelle police administrative n’est pas armée mais devrait pouvoir bénéficier à l’avenir de moyens d’interventions comme des tasers, par exemple. Le maire de Delémont souligne que « des bases légales doivent encore être modifiées ». « C’est un travail qui est mené actuellement avec la police cantonale pour pouvoir adapter les lois nécessaires pour que tout un chacun puisse disposer du matériel pour assurer au mieux les missions », précise Damien Chappuis. La nouvelle organisation de la sécurité publique ne comprend pas de baisse d’effectifs par rapport à la défunte police municipale dont la fin est ainsi actée sans remords ni regrets, notamment face aux difficultés rencontrées par Delémont et par d’autres collectivités publiques dans le recrutement pour les métiers de la police.

Damien Chappuis : « La collaboration avec la police cantonale et la définition de notre police administrative porte ses fruits. »

La police administrative de Delémont est placée sous la responsabilité d’Alain Fazan qui est entré officiellement en fonction mercredi, 1er juillet. La ville de Delémont estime, par ailleurs, que la nouvelle organisation policière pourrait générer des économies à long terme de l’ordre de 300'000 francs par an. /comm-fco


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