La boucherie Junod à Corgémont a officiellement inauguré vendredi l’agrandissement de son installation frigorifique. Un projet soutenu par le Projet de développement régional et sa déclinaison Produire et manger local. Un développement bienvenu pour favoriser les circuits courts.
Un coup de pouce pour la boucherie Junod à Corgémont pour valoriser la filière de la viande locale. Ce vendredi, le Parc Chasseral et la Fondation Rurale Interjurassienne ont inauguré une nouvelle installation frigorifique à la boucherie Junod à Corgémont. L’artisan du Jura bernois a perçu un soutien dans le cadre du Projet de développement régional (PDR) et sa déclinaison Produire et manger local. Mais derrière ce projet se cache un véritable enjeu. Un communiqué en lien avec cette inauguration explique que « les boucheries régionales doivent encore s’approvisionner en partie auprès de grands fournisseurs nationaux pour répondre à la demande », bien qu’il y ait suffisamment d’éleveurs dans la région. En cause, les capacités et les infrastructures des boucheries. Pour Laurie Marchand, gestionnaire de projet à la Fondation Rurale Interjurassienne et co-coordinatrice du PDR, cette situation est normale : « Les bouchers sont des indépendants avec des structures à taille humaine ». Ce soutien ne cherche pas à contrer ou résoudre un problème, qui n’en est pas vraiment un, selon la responsable. « Le but c’est de pouvoir permettre au consommateur de retrouver des produits régionaux chez les artisans de la région », explique-t-elle.
Laurie Marchand : « Le but n'est pas de contrer ou résoudre un problème ».
De son côté, Alexandre Junod se réjouit de cet agrandissement dans sa boucherie. Grâce à cela, la capacité d’abattage se monte à environ 150 porcs et 20 bœufs supplémentaires. Une situation dont bénéficient aussi les éleveurs de la région. Les boucheries du vallon de St-Imier, dont fait partie la boucherie Junod, ont passé un accord oral avec les éleveurs de la région. « On ne descendra jamais en dessous de 4 francs le kilo au poids mort, car il faut que les éleveurs puissent vivre de leur production », précise-t-il.
Alexandre Junod : « Il faut que le paysan puisse vivre de son travail ».
À noter que le porc se négocie actuellement à 2 francs 50 le kilo au poids mort sur le marché national./tbu









