L’EMIA continue pour l’instant à accompagner les personnes dépendantes

L’Équipe Mobile d’Interface et d’Articulation des parcours de soins présentait jeudi son rapport ...
L’EMIA continue pour l’instant à accompagner les personnes dépendantes

L’Équipe Mobile d’Interface et d’Articulation des parcours de soins présentait jeudi son rapport 2025 à Tramelan. Son succès n’empêchera peut-être pas sa fin.

Pour Benjamin Ravinet, travailleur social responsable des projets de l'EMIA, il est crucial d’agir tôt pour mieux accompagner les personnes dépendantes. (Photo d'illustration : libre de droits.) Pour Benjamin Ravinet, travailleur social responsable des projets de l'EMIA, il est crucial d’agir tôt pour mieux accompagner les personnes dépendantes. (Photo d'illustration : libre de droits.)

Cela fait plus de 3 ans que le projet-pilote de l'EMIA a débuté. L'Equipe Mobile d'Interface et d'Articulation des parcours de soins présentait ce jeudi, à Tramelan, son rapport 2025. Ce programme consiste à sillonner le Jura bernois, le Jura et les hauts de Neuchâtel pour accompagner les consommateurs de substances. Aller à leur rencontre, dans un environnement qui leur est familier, prendre soin de leur santé mentale et surtout, ne pas les juger. Depuis 2023, le projet-pilote a accompagné plus de 200 personnes, dont plus de 80 rien que l'année dernière.

Benjamin Ravinet, travailleur social responsable des projets de l'EMIA, tire un bilan qu'il estime extraordinaire : « Nous ne nous sommes pas trompés, travailler collaborativement avec les concernés leur permet d’améliorer leurs connaissances d’eux-mêmes et leur autogestion par la même occasion. » Pour cela, il faut agir de manière précoce, insiste-t-il. L'évaluation médicale des troubles liés à l'usage d'alcool intervient par exemple au-delà de 50 ans, après 55 ans pour les hommes et encore plus tard pour les femmes, précise Benjamin Ravinet. Et ce retard de diagnostic a un coût pour la société également. D’après l’Office fédéral de la santé publique, il se monte chaque année à 7,9 milliards pour la Confédération, que ce soit pour des substances légales comme l’alcool, ou illégales comme les drogues.

Benjamin Ravinet : « Travailler collaborativement avec les concernés leur permet d’améliorer leurs connaissances d’eux-mêmes. »

Rien n'est certain pour l'avenir d'EMIA, puisque le projet-pilote est supposé se terminer à la fin de cette année. L'équipe cherche toutefois à poursuivre ses activités. Les coûts sont actuellement assumés à 65% par Promotion Santé Suisse. Le reste est couvert par des dons. Une demande de subventions sera prochainement faite aux cantons de Berne et du Jura. /ehe


Actualisé le

 

Actualités suivantes