Les attaques de buses sont rares, mais en subir deux en une journée est assez exceptionnel. Mikaël Chatey se souviendra longtemps d’une récente sortie de course à pied à Mont Sujet, au-dessus d’Orvin. L’habitant de la commune de Plateau de Diesse a été pris pour cible par un rapace, une fois le matin, la seconde fois en milieu d'après-midi. Toujours au même endroit. « La buse m'a d'abord survolé en poussant des cris, avant de piquer par derrière », raconte-t-il. Mikaël Chatey n’a pas paniqué pour autant.
Mikaël Chatey : « J’ai levé les bras pour me protéger la tête. »
Surtout, et c'est d'autant plus original, Mikaël Chatey avait déjà subi une attaque de buse par le passé, il y a deux ou trois ans de cela.
Mikaël Chatey : « Je m'étais renseigné sur ce type de comportement. »
Selon la Station ornithologique suisse, les buses peuvent se montrer agressives lorsqu'elles ont des petits au nid, ou quand les oisillons prennent leur envol. C'est précisément le cas une partie du printemps et au début de l'été. Les cas d'attaque recensés sont toutefois rares. On parle d'une douzaine par année en Suisse, alors que le pays compte environ 15'000 couples de buses. Les rapaces agissent très souvent par surprise, ce qui peut être impressionnant selon Chloé Pang, chargée de communication à la Station ornithologique.
Chloé Pang : « En général, il n’y a pas de gros bobos à déclarer. »
Le meilleur moyen d'échapper à une attaque de buse est évidemment d'éviter les zones forestières qui abritent des nids. Si l'assaut est lancé, il est recommandé de rester calme, de marcher tranquillement tout en se protégeant la tête. Le rapace lâchera sa cible une fois celle-ci en dehors de son territoire. /oza









