La Sorne polluée à Delémont

Le Centre de renfort de Delémont a installé deux barrages flottants et plusieurs boudins absorbants ...
La Sorne polluée à Delémont

Le Centre de renfort de Delémont a installé deux barrages flottants et plusieurs boudins absorbants près du pont de la Maltière pour contenir une pollution aux hydrocarbures d’origine indéterminée.

Les pompiers sont intervenus pour contenir une pollution de la Sorne à Delémont. Les pompiers sont intervenus pour contenir une pollution de la Sorne à Delémont.

La Sorne est touchée par une pollution aux hydrocarbures à Delémont. Le Centre de renfort de la capitale jurassienne (CRISD) l’a indiqué sur ses réseaux sociaux lundi soir. Dès samedi, deux barrages flottants ainsi que des boudins absorbants ont été installés près du pont de la Maltière pour contenir et absorber les hydrocarbures présents à la surface de l'eau. Les contrôles effectués dimanche et lundi ont toutefois montré que des hydrocarbures continuaient à remonter à la surface. « Cela signifie qu'il y a une source quelque part », explique Quentin Theiler, responsable du domaine installations et activités humaines à l'Office jurassien de l'environnement. « Est-ce qu'il s'agit d'une citerne à mazout qui fuit ou d'une ancienne pollution qui réapparaît en période de basses eaux ? Pour l'instant, nous ne pouvons pas le dire. Il faut investiguer. » L'Office de l'environnement a déjà visité plusieurs citernes à mazout situées aux abords de la Sorne, nous a confié Quentin Theiler.

Quentin Theiler : « Les barrages font leur effet. »

Pas d’impact constaté sur la faune piscicole pour l'instant

Selon les premières observations, aucun impact sur la faune piscicole n'a encore été constaté. « Nous avons vu des truites nager dans le secteur concerné. Les hydrocarbures restent en surface et ne se mélangent pas à l'eau, c'est l'avantage de ce genre de pollution, précise Quentin Theiler. Peut-être que la pollution aura un impact plus tard, mais pour l’instant, rien n’a été constaté. »

Les spécialistes ont observé que les hydrocarbures remontent directement depuis le fond du lit de la rivière. Mais la situation de déficit hydrique limite cependant les moyens d’action. Intervenir avec des machines en ces périodes est fortement déconseillé et pourrait engendrer un risque pour la faune piscicole déjà impactée par le manque d’eau, explique Quentin Theiler. « Pour l’instant, on n’intervient pas, on essaie de localiser la source. On verra fin août, début septembre si on intervient avec des machines en fonction des premières analyses », précise-t-il.

« On a choisi de ne pas intervenir avec des machines pour l'instant. »

Des boudins changés chaque semaine

Pour l'instant il est encore impossible de déterminer l'ampleur de la pollution, explique Quentin Theiler. Chaque boudin permet d’absorber 300 litres d’hydrocarbures. Ils seront remplacés chaque semaine en collaboration avec le CRISD. L'ampleur de la pollution reste encore inconnue et son évolution pourrait aussi dépendre des précipitations des prochaines semaines. /tna


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