La Fédération de l’industrie horlogère suisse publie ce mardi les chiffres du premier semestre de l’année. Si les marchés américains et du Moyen-Orient souffrent, l’Inde et le Mexique affichent de belles croissances.
Une bouffée d’oxygène sur le marché horloger. Les exportations horlogères suisses ont rebondi le mois passé de 11,2% sur un an. Elles ont atteint 2,28 milliards de francs en juin, selon la Fédération de l’industrie horlogère suisse. La FH fait aussi le point ce mardi sur la situation au premier semestre de l’année, et le maître-mot est « stabilité ». Entre janvier et juin, les exportations horlogères se sont inscrites en baisse de 0,7% par rapport au premier semestre de l’année passée. Elles ont donc plutôt bien résisté au contexte économique et géopolitique difficile. Franc suisse fort, niveau record du prix de l’or et droits de douane américains pèsent sur les ventes. Le recul des exportations horlogères aux Etats-Unis atteint 15% et le conflit au Moyen-Orient fragilise une région qui compte pour 10% des exportations horlogères suisses.
Du côté des bonnes nouvelles, le marché chinois affiche une stabilité retrouvée et des croissances robustes ont été enregistrées au Mexique, à la dynamique soutenue depuis plusieurs années, et en Inde, qui offre les meilleures perspectives à long terme pour la branche. Les volumes de vente ont principalement été portés par les montres mécaniques d’un prix inférieur à 500 francs, en hausse de près de 24%.
Quelles perspectives ?
La production suisse reste sous pression alors que certains fournisseurs voient la fin des possibilités des RHT approcher. En effet, la perception des indemnités en cas de réduction de l’horaire de travail est pour l’instant limitée à fin janvier 2027 par le Conseil fédéral. L’emploi continue de diminuer modérément et, sur l’ensemble de l’année, la Fédération de l’industrie horlogère suisse s’attend à une relative stabilité malgré l’incertitude qui reste de mise au Moyen-Orient et aux Etats-Unis. /comm-mmi












