La Fédération suisse du cheval franches-montagnes s’inquiète de plusieurs diminutions d’aides fédérales et réclame le soutien des élus politiques, alors que le Marché-Concours démarre ce vendredi.
Le Marché-Concours intervient dans un contexte morose pour les éleveurs. La grande fête du cheval franches-montagnes se tient dès ce vendredi soir et jusqu’à dimanche à Saignelégier. L’atmosphère est toutefois pesante du côté de la Fédération suisse du cheval franches-montagnes (FSFM) qui a alerté jeudi soir quant à différentes menaces venues de la Confédération. Si la perte de 300'000 francs annuels en contribution fédérale avait été annoncée ce printemps, l'association faitière a indiqué que de nouvelles préoccupations sont récemment venue s’ajouter. Elle écrit dans son communiqué que l’Office fédéral de l’agriculture pourrait réduire de moitié la prime de maintien de la race versée aux éleveurs. Celle-ci passerait de 500 à 250 francs par naissance de poulain. Cela est la conséquence d’un possible changement de statut de menace du cheval franches-montagnes, revu de « critique » à « menacé ».
La FSFM ajoute « que le financement fédéral destiné à la promotion des ventes agricoles du cheval franches-montagnes disparaîtra progressivement. » Cet appui de 60'000 francs sera supprimé d’ici 2029, précise l’instance qui endure aussi « la suppression du domaine de recherche équine au Haras national d’Avenches ». Un acte considéré comme « une perte importante pour le développement des connaissances, l’innovation et la compétitivité de l’élevage chevalin suisse. »
« On craint pour la pérennité de la race »
Face à ces coups durs successifs, la FSFM attend « un soutien politique fort ». Elle va notamment profiter de la présence des conseillers fédéraux Albert Rösti et Elisabeth Baume-Schneider dimanche à Saignelégier pour transmettre ses revendications. Le Marché-Concours est un terrain idéal pour défendre les intérêts de la branche puisqu'il y a quatre ans, l'épineux dossier de la prime d'élevage avait pu trouver une issue. Reste que la situation actuelle inquiète au plus haut point la gérante de la Fédération suisse du cheval franches-montagnes. « Des inquiétudes il y en a chaque année mais autant que ça et en si peu de temps, c’est la première fois, souffle Pauline Queloz qui constate que la Confédération se distancie de plus en plus de l’élevage chevalin et du franches-montagnes ». La Jurassienne salue « la passion des éleveurs » mais souligne « que si le soutien continue à diminuer et qu’au final il y a un abandon du cheval franches-montagnes et des éleveurs, on craint pour la pérennité de la race. » /comm-nmy









