L’automatisation se démocratise peu à peu pour les activités agricoles dans la région. L’entreprise Lely a déjà équipé une dizaine de fermes du Jura et du Jura bernois d’un robot électrique qui mixe les fourrages et qui distribue le mélange automatiquement au bétail dans les étables. C’est le cas de l’exploitation agricole de la famille Cattin à Miécourt qui a installé récemment un appareil de ce type. Les 300 taureaux d’engraissement de la ferme sont ainsi nourris de manière autonome par une machine. Les agriculteurs doivent programmer le robot et alimenter « la cuisine », soit l’endroit où les différents types de fourrages permettent à la machine de faire le mélange demandé. Le robot fait ensuite le reste. Tessa Grossniklaus, collaboratrice de la société Lely, explique le fonctionnement du dispositif, à commencer par la phase de remplissage. « Un grappin vient chercher chaque aliment que l’agriculteur souhaite dans la ration grâce à des lasers et va les prépeser avant de les mettre dans le bol », indique la jeune femme. Le robot chemine ensuite automatiquement dans les étables pour distribuer le mélange aux bovins en le poussant. « La machine mesure avec un laser le long du chemin, avec un laser, combien il reste d’aliments dans chaque crèche et va décider ou pas de refaire un mélange », poursuit Tessa Grossniklaus qui souligne également que le robot avance par ultrasons ou grâce à une bande magnétique posée au sol.
Tessa Grossniklaus : « L’idée d’un robot d’alimentation, c’est que le bétail ait de petites quantités mais que cela soit toujours du fourrage frais. »
Un tel robot engendre des économies de fuel et des gains de production. Julien Cattin, agriculteur à Miécourt qui dispose d’une telle machine depuis trois semaines, souligne que cela permet d’échelonner davantage le travail. « C’est une autre gestion et c’est un confort de vie un peu plus facile », indique l’exploitant agricole qui précise qu’il faut tout de même veiller au bon fonctionnement du robot. « Cela reste de l’électronique et c’est tout de même un certain entretien », indique Julien Cattin. Il a également fallu aménager une partie des alentours de la ferme pour permettre à la machine de pouvoir passer d’une étable à l’autre.
Julien Cattin : « C’est moins d’astreintes et on peut faire un peu plus de choses à côté. »
La technologie de fonctionnement d’un tel robot mélangeur et d’alimentation n’est pas nouvelle en soi et existe depuis dix ans. Elle en est aujourd’hui à sa troisième génération. /fco








