Les Vergers d’Ajoie devraient changer de main

L’arboriculteur a publié dernièrement une annonce afin de trouver un repreneur pour son domaine ...
Les Vergers d’Ajoie devraient changer de main

L’arboriculteur a publié dernièrement une annonce afin de trouver un repreneur pour son domaine.

Les Vergers d'Ajoie se trouvent à Porrentruy, en direction de Coeuve. (Photo : Vergers d'Ajoie). Les Vergers d'Ajoie se trouvent à Porrentruy, en direction de Coeuve. (Photo : Vergers d'Ajoie).

C’est devenu une institution qui devrait changer de main. Alain Perret cherche à remettre son exploitation arboricole et agricole. Les Vergers d’Ajoie comptent une trentaine d’hectares, dont une petite dizaine dédiée à l’arboriculture avec environ 8'000 arbres. Quant à la partie touristique de l’exploitation, elle n’est pas concernée. Le Musée suisse des fruits et de la distillation, le magasin et le restaurant sont la propriété d’une fondation qui loue jusqu’en 2043 le site, avec un bail renouvelable. La fondation deviendra ainsi le locataire du futur exploitant.


Un temps long et lent

Âgé de bientôt 58 ans, Alain Perret n’a pas souhaité attendre plus longtemps pour commencer sa recherche, puisque personne dans son entourage n’est intéressée. L’annonce a été publiée dernièrement dans le journal « Agri Hebdo ». C’est ainsi « une démarche progressive » qui s’engage, indique le Bruntrutain : « l’arboriculture demande du temps ». Selon lui, ce serait le moment de planter de nouveaux arbres qui ne produisent que huit ans plus tard. « Dans sept ou huit ans, j’aurai la retraite et aujourd’hui j’aimerais pouvoir identifier une personne susceptible de reprendre mon exploitation », relève Alain Perret. Quant à la forme de cette reprise, l’arboriculteur reste ouvert. Il envisage de s’associer à cette personne ou de l’accompagner « dans le but d’avoir une vision ensemble ». Aucun montant n’est articulé, mais Alain Perret a été accompagné par la Fondation rurale interjurassienne qui a évalué le prix du domaine.

Alain Perret : « J’imagine me projeter dans le futur. »

Un profil d’arboriculteur

Alain Perret est conscient que cette recherche prendra du temps d’autant plus que l’arboriculture est peu développée dans la région. « Pour avoir un esprit arboricole, ça demande une formation et du temps », explique-t-il. L’annonce a été publiée dans un journal spécialisé, distribué à travers toute la Romandie. Une autre devrait paraître dans un média similaire en Suisse alémanique. « Je vais prioriser une personne qui assurera une continuité aux Vergers d’Ajoie et je ne suis pas sûr que cette personne se trouve en Ajoie ou dans le canton du Jura. Au-delà de la proximité, je vais favoriser quelqu’un qui a les compétences surtout. » /ncp


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