Sécheresse : de nouvelles mesures demandées par AgriJura

La canicule persistante de cet été met les agriculteurs à rude épreuve. AgriJura a listé une ...
Sécheresse : de nouvelles mesures demandées par AgriJura

La canicule persistante de cet été met les agriculteurs à rude épreuve. AgriJura a listé une série de mesures supplémentaires concernant l’accès à l’eau, le fourrage ou encore les liquidités pour les aider à faire face à cette sécheresse.

La sécheresse pousse AgriJura à demander des mesures supplémentaires pour les agriculteurs. (Photo : AgriJura) La sécheresse pousse AgriJura à demander des mesures supplémentaires pour les agriculteurs. (Photo : AgriJura)

AgriJura demande de nouvelles mesures pour les agriculteurs, afin de lutter contre la canicule. Avec cette sécheresse, la branche est fortement affectée. Des mesures ont déjà été mises en œuvre au niveau cantonal et fédéral pour aider les acteurs du domaine. Elles sont d’ailleurs saluées par AgriJura, mais tout de même jugées « insuffisantes au regard de la gravité de la situation actuelle ». C’est ce qui ressort d’une série de revendications émises à l’intention des autorités publiques ce jeudi.

François Monin était l’invité du Journal de 12h15 pour développer ces mesures :

Le point principal de ce paquet de mesures est l’augmentation des prix des produits. Objectif : couvrir les coûts de production, mais ce n’est pas pour autant que les consommateurs devront payer les conséquences de la canicule, selon le directeur d’AgriJura François Monin. « La revendication du monde agricole est toujours d’avoir des prix à la production supplémentaire. Tant les transformateurs que les distributeurs ont leur rôle à jouer dans ce combat », explique-t-il.

Concernant l’accès à l’eau, AgriJura souhaite une priorisation de l’agriculture dans ce domaine et que les projets de connexion des fermes et hameaux isolés soient mis en œuvre à moyen terme. Des mesures visent également les liquidités. La faîtière demande par exemple qu’un acompte de paiement direct soit versé en septembre, contre novembre habituellement ou encore un report des remboursements des crédits d’investissement. Son directeur est bien conscient que le problème sera juste repoussé à plus tard avec de nouvelles dettes supplémentaires. Toutefois, il est nécessaire d’agir, selon François Monin. « Comme on l’a vu parfois avec les crédits covid, les besoins de liquidités sont réels. Il ne faut pas qu’une exploitation rentable doive mettre la clé sous la porte à cause d’un manque de liquidités. Il est donc nécessaire d’en amener rapidement sur les exploitations pour pouvoir notamment acheter du fourrage qui manque aujourd’hui dans la région », souligne-t-il. Concernant l’acompte de paiement direct, un courrier signé par le ministre, le Service de l’économie rurale et AgriJura a été envoyé pour l’obtenir le mois prochain.

La question des fourrages figure également dans cette longue série de revendications, avec notamment l’adaptation du cheptel, l’utilisation de bourses aux fourrages existantes ou encore la pâture des bordures de forêts.

Reste à présent la question de l’avenir à régler. « L’agriculture s’adapte de façon continue par rapport au changement climatique. Toutefois, il faut que les infrastructures et que les investissements puissent être faits dans ces démarches. C’est malheureux, mais cette sécheresse nous rappelle qu’il faut prévoir l’avenir », martèle François Monin. /lge



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