Vincent Vallat laissera une trace indélébile dans le monde culturel jurassien. Le chanteur taignon, décédé vendredi soir, a marqué des générations durant ses 40 ans de carrière musicale. C’est le cas des artistes Fox Kijango et Thomas Queloz qui sont venus ce lundi dans « La Matinale » pour lui rendre hommage, eux qui ont eu l’occasion de partager la scène avec lui à de nombreuses reprises. Fox Kijango l’a notamment côtoyé dans le groupe Les Cramias et Thomas Queloz, membre notamment du Serge Band, a de son côté joué durant dix ans avec Vincent Vallat.
Tous les deux s’accordent sur le fait que Vincent Vallat était quelqu’un d’extrêmement généreux et de sympathique. « Ce qui va manquer sur la scène jurassienne, c’est un artiste comme lui qui a été si proche de son public, des gens et de l’esprit de la fête. J’ai toujours été fasciné par la facilité qu’il avait à faire se lever une salle. », relate Fox Kijango. D’ailleurs, Vincent Vallat n’était pas quelqu’un qui avait besoin d’artifices, à en croire Thomas Queloz, même si Vincent Vallat a eu l’occasion de faire des grandes scènes comme au Chant du Gros ou au Paléo. « Je pense qu’il était beaucoup plus à l'aise quand il était au plus proche des gens. Il n’avait pas besoin d’artifices, de lumières ou autres, car il rayonnait tout seul », explique-t-il.
Le partage est quelque chose qui a caractérisé la carrière de Vincent Vallat. « C’était quelqu’un de très proche de tout le monde. Pour être honnête, il était un peu stressé avant de monter sur scène, car il a toujours voulu faire les choses bien », se souvient Thomas Queloz qui le considère comme un mentor. Une chose est sûre pour Fox Kijango, « on reconnaîtra longtemps la voix particulière de Vincent Vallat ». /lge








