Quel est cet avion qui passe en ce moment au-dessus de Courroux ? C’est pour répondre à cette question que Cédric Trachsel a développé une carte du ciel de son village sur un blog. Le Vadais y associe ainsi sa passion pour l’aviation et sa profession d’informaticien.
Il a remarqué que beaucoup d’avions survolent Courroux, qui se trouve sous l’axe d’approche sud de l’aéroport de Bâle-Mulhouse.
Sa page est centrée sur la localité par le biais d’une application qu’il a fait coder par une intelligence artificielle, grâce à ses connaissances du langage de programmation python, et qui est hébergée sur un serveur dans sa cave. « Chaque avion envoie régulièrement sa télémétrie. Comme c'est autorisé en Suisse d'écouter le trafic aérien, on peut ainsi décoder cette télémétrie. Donc si vous êtes intéressé, vous pouvez monter une station d'écoute, qui va décoder les mouvements. Elle les envoie à un réseau, c'est comme une sorte de Facebook de l'aviation, où ça regroupe toutes les coordonnées et ça les redistribue à ceux qui les demandent. », explique Cédric Trachsel, qui s’appuie sur des stations d’écoute du trafic aérien autorisées et partagées sur internet par des particuliers.
Cédric Trachsel : « Le plaisir de faire son propre FlightRadar24. »
Cette application permet de savoir d’où vient un avion, où il va, quel est son modèle et son immatriculation ou encore de connaitre sa vitesse et son altitude.
Cédric Trachsel confie en quoi sa carte se différencie du populaire service de suivi des vols en direct FlightRadar24 : « Flightradar24 est une superbe application, mais si vous voulez vraiment en profiter à fond, il faut prendre l'abonnement payant. Et moi, ce que je voulais, c'est quelque chose qui s'initialise très rapidement, mais sur là où je suis, sur Courroux. Donc, j'ai pré-configuré, ça veut dire que par défaut tous les mouvements qui sont en dessus sont déjà dans mon serveur, et ça me permet de voir l'avion avant qu'il ne disparaisse de l'horizon et d'avoir les informations sur lui. Et il n’y a pas de publicité. »
Sa carte se heurte toutefois à une limite structurelle : en l’absence actuelle de récepteur local, les avions légers, planeurs et hélicoptères de la région sont invisibles. Par ailleurs, pour être détecté, l’avion ou l’aéronef doit être équipé d’un transpondeur. Retrouvez la carte de Courroux développée par Cédric Trachsel ici. /emu








