En réponse à une question écrite du député John Moser (UDC), le Gouvernement jurassien rappelle le principe de la liberté de commerce. Il ne peut que constater les disparités d’une pompe à l’autre.
Il y a bien d’importants écarts de prix de l’essence d’une station à l’autre, mais le Gouvernement jurassien n’y peut rien. C’est en substance ce qu’il répond à une question écrite du député John Moser (UDC).
Le parlementaire relève des différences de prix de 5 à 10 centimes par litre entre des pompes à essence distantes de quelques kilomètres seulement. Selon lui, ces disparités interrogent sur le fonctionnement du marché, la concurrence et la transparence sur les mécanismes de fixation des prix.
Des hypothèses, mais pas de certitude
Le Gouvernement partage le constat, mais comme il n’a aucune compétence légale en la matière, il ne pousse pas l’analyse plus loin. Il rappelle que ces écarts découlent de la liberté de commerce.
Pour les expliquer, il avance plusieurs hypothèses : certains commerçants peuvent réduire leur marge sur l’essence pour l’utiliser comme produit d’appel pour leur shop ; une station aux ventes stables n’a pas de raison de baisser ses prix ; une station isolée peut réduire sa marge pour se démarquer ; et puis la commande de grandes quantités ou le prix du terrain peuvent aussi jouer un rôle.
Pour l’exécutif, les écarts laissent penser que les stations très rapprochées s’alignent sur les pratiques de leurs voisines. Mais il n’est pas question d’intervenir auprès des commerçants. Ni d’ailleurs d’inspecter les modalités de fixation des prix, tâche de la Commission fédérale de la concurrence.
Les compétences cantonales se limitent à l'affichage des prix et à la conformité des pompes à essence. Pas possible non plus de connaître, comme le demandait, les volumes vendus dans le Jura. Il s’agit là du secret des affaires. /lad








