Sécheresse et pénurie de fourrage : AgriJura salue la décision de la Confédération

L’autorisation de puiser jusqu’à 20% dans les stocks obligatoires est une décision positive ...
Sécheresse et pénurie de fourrage : AgriJura salue la décision de la Confédération

L’autorisation de puiser jusqu’à 20% dans les stocks obligatoires est une décision positive selon AgriJura. Cela permet notamment d’éviter la flambée des prix du fourrage dont l’approvisionnement reste difficile.

L’approvisionnement de fourrages protéagineux est mis à mal par notamment des difficultés d’importation avec le bas niveau du Rhin. (Photo libre de droits) L’approvisionnement de fourrages protéagineux est mis à mal par notamment des difficultés d’importation avec le bas niveau du Rhin. (Photo libre de droits)

Il est possible dès ce mardi de puiser dans les réserves de fourrage protéagineux de la Confédération pour faire face à la pénurie. Jusqu’à 20% des stocks obligatoires pourront être utilisés. L’Office fédéral pour l’approvisionnement économique du pays (OFAE) a pris cette décision lundi. Il sera ainsi permis de prélever quelque 16'000 tonnes de fourrage destinées à l’alimentation animale. Cette autorisation vise à garantir l’approvisionnement, mis à mal par les difficultés d’importation et la longue période de sécheresse. Le directeur d’AgriJura salue cette autorisation qui détend le marché et est une mesure limitée. « Ça évite d’amener encore un peu d’huile sur le feu avec la problématique d’approvisionnement via le Rhin », explique François Monin.

François Monin : « Ça permet d’éviter une potentielle flambée des prix liée à des problèmes de canaux d’approvisionnement. »

Les stocks obligatoires imposés par l’OFAE se trouvent chez les principaux commerçants de fourrage et d’aliments céréaliers en Suisse. « Chacun doit garantir des quantités, des quotas à garder chez eux. Et là, ils peuvent en libérer jusqu’à 20% », explique le directeur d’AgriJura. La Suisse dépend presque exclusivement des importations pour les protéagineux, comme le tourteau de soja. Ces produits représentent une source de protéines importante pour l’alimentation des bovins, des porcs et de la volaille.

Malgré la décision bienvenue de la Confédération, cela ne résoudra certainement pas le crève-cœur pour certains agriculteurs de devoir se séparer de leurs bêtes. « C’est l’entièreté des décisions et des petites décisions, tant prises au niveau fédéral, cantonal qu'au niveau des partenaires commerciaux, qui permettront d’essayer d’atténuer les conséquences de la sécheresse », analyse François Monin.


François Monin : « C’est un signal positif, même s’il ne résout pas du tout les problématiques liées à la sécheresse. »

Si la situation devait encore s’aggraver, le chef du Département de l’économie Guy Parmelin pourrait ordonner la libération de l’intégralité des réserves. /ech


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