Si vous habitez à proximité d’un champ de colza, vous les avez peut-être remarquées tapissant votre terrasse : les punaises de céréales. Cet insecte brun et noir de quelques millimètres de long a été aperçu pour la première fois cette année dans le Jura.
Il se développe dans des milieux arides ou semi-arides et se nourrit des céréales. Les fortes chaleurs pourraient être responsables de son apparition dans le canton.
Malgré des invasions qui peuvent s'avérer impressionnantes, les punaises de céréales ne mettent pour l’instant pas en danger les cultures. « Elles se nourrissent de la sève des plantes, ce qui les assèchent. Mais pour l’instant, elles n’ont pas d’impact sur les cultures. Leur prolifération est encore trop faible. On ne les considère pas comme une espèce invasive », analyse Julien Berberat, ingénieur agronome pour la fondation rurale interjurassienne.
Julien Berberat: « Les canicules favorisent leur développement »
Des invasions rapides
Ce qui rend la punaise de céréale particulière, c’est la vitesse à laquelle elle envahit la végétation. Une fois que le champ qui les abrite est fauché, les punaises se dirigent vers d’autres plantes, notamment dans les jardins. Elles pullulent en grande quantité très rapidement. Mais ces invasions restent de très courte durée. « On ne peut pas faire grand-chose. Les invasions vont durer environ deux jours, puis le froid ou la pluie va les tuer », détaille Julien Berberat.
Ces insectes, contrairement aux punaises de lit, ne sont pas nuisibles pour l’homme. « Elles ne piquent pas les humains, ne présentent aucun allergène et ne transportent pas de maladies ». /tzu








