« Je n’ai jamais vu ça et ça fait 23 ans que je suis au service des infrastructures. » Les mots de Dominique Brahier, chef de la section de l’entretien des routes du canton du Jura, démontrent bien le caractère exceptionnel de l’éboulement survenu lundi dans les gorges de Court. En fin d’après-midi, 200 m3 de roches sont tombés de la falaise, dont un bloc de 80 m3, dans un endroit où la chaussée est protégée par une digue en béton. « On a environ 95 % des déblais qui sont restés derrière la digue. On voit que l’ouvrage a bien fait son travail », constate Dominique Brahier. Pour lui, l’endroit était donc bien sécurisé. Seuls quelques gravats et deux arbres ont terminé leur course sur la route.
Dominique Brahier : « Dans les gorges, c’est toujours susceptible d’arriver. »
Des travaux entre minage et déblaiement
Les gorges de Court vont rester fermées au trafic probablement au moins jusqu’en fin de semaine prochaine. Les travaux de sécurisation ont commencé. « Une cartographie de la falaise a été réalisée par un géologue avec un drone. Une entreprise de travaux sur cordes a été mandatée pour partir du sommet et gratter la roche en essayant de faire tomber un maximum de résidus », détaille Dominique Brahier. Les ouvriers sont à pied d’œuvre depuis ce mercredi matin. Il faudra ensuite miner les plus gros blocs de roche. Une fois le site sécurisé, la route pourra être rouverte. « On le fera certainement en demi-chaussée pour pouvoir évacuer les gravats et reconstruire la digue », indique le chef de la section de l’entretien des routes du canton du Jura. Il ne veut pas trop s’avancer sur une date de réouverture du tronçon. La pose de filets pour retenir des blocs instables pourrait être nécessaire, en fonction du rapport du géologue. « Dans le meilleur des cas, on pourrait admettre encore dix jours de fermeture », souffle Dominique Brahier. /msc










