L’IP Lait a tenu compte des problèmes liés à la sècheresse. Elle a accepté d’augmenter le prix du lait pour compenser une partie des surcoûts. La mesure est valable pour le dernier trimestre 2026.
Le prix du lait sera augmenté de quatre centimes. L’Interprofession du Lait (IP Lait) a entendu les producteurs et décidé la semaine dernière de donner un coup de pouce à partir du 1er octobre et jusqu’à la fin de l’année. Le prix indicatif passera de 78 à 82 centimes par kilogramme pour le lait A, donc commercialisé en Suisse. Cette hausse est liée à la sècheresse qui a induit des surcoûts en raison de la faible production fourragère.
L’augmentation ne couvrira qu’une partie des charges supplémentaires, mais satisfait le président des Producteurs suisses de lait (PSL) Boris Beuret : « Même si ce n’est pas un sentiment d’euphorie, nous sommes contents d’avoir atteint l’objectif que l’on s’était fixé à court terme. » Les surcoûts sont évalués à 12 centimes par kilo. Le mécanisme mis en place prévoit qu’ils se répartissent à parts égales entre les producteurs, le marché et la Confédération pour autant que cette dernière accepte cette revendication.Boris Beuret : « La branche s’est unie sur un mécanisme de répartition en trois fois quatre centimes. »
Valable trois mois
La durée de cette augmentation de quatre centimes est limitée à trois mois alors que les PSL espéraient qu’elle soit prolongée. « On souhaitait pouvoir assurer une partie des coûts supplémentaires jusqu’à la fin de l’hiver. » La faute aux indications du marché laitier qui ne permettent pas de confirmer une baisse « massive » de la production. Les acteurs de la branche se retrouveront en novembre pour rediscuter du prix du lait l’an prochain. D’ici là, les producteurs espèrent que les stocks de fromages et de beurre - qui sont toujours importants - soient en baisse.
Centime climatique
L’IP Lait a aussi décidé d’introduire un centime climatique à partir du 1er janvier 2027.
Les acheteurs verseront un centime par kilo de lait commercialisé dans un fonds destiné à soutenir les mesures prises par les agriculteurs pour tenter de limiter le réchauffement climatique. « Depuis deux ans, la branche laitière a développé un calculateur climatique. Les exploitations peuvent ainsi évaluer leur potentiel pour diminuer leur impact sur le climat. Il y a une demande sur le marché pour ces produits labellisés. » /rce









