« Le dossier du lundi » : l’accord avec le Mercosur débattu à Berne

L’accord de libre-échange avec les quatre pays du Mercosur en Amérique du Sud sera la première ...
« Le dossier du lundi » : l’accord avec le Mercosur débattu à Berne

L’accord de libre-échange avec les quatre pays du Mercosur en Amérique du Sud sera la première décision importante du Conseil des États de la session parlementaire qui débute ce lundi.

Le ministre de l’économie Guy Parmelin s’est rendu en Amérique du Sud à l’été 2025 afin de boucler les négociations avec les pays du Mercosur. (Photo d’archives.) Le ministre de l’économie Guy Parmelin s’est rendu en Amérique du Sud à l’été 2025 afin de boucler les négociations avec les pays du Mercosur. (Photo d’archives.)

Les Chambres fédérales reprennent les discussions autour du Mercosur. Cet accord de libre-échange avec quatre pays d’Amérique du Sud avait été rejeté chichement par le Conseil national en juin (96 contre 86 et 9 abstentions). Le Conseil des Etats discutera d’une nouvelle version ce lundi avant que le dossier ne reprenne le chemin de la Chambre basse. Négocié par le conseiller fédéral Guy Parmelin et avant lui par Johann Schneider-Ammann, l’accord commercial avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay suscite de la réticence, du monde agricole aux défenseurs de l’environnement. C'est le dossier de notre correspondant à Berne, Serge Jubin.

Les enjeux avec notre correspondant parlementaire Serge Jubin :

Pour le conseiller fédéral Guy Parmelin, la levée des droits de douane avec les quatre pays d’Amérique du Sud serait grandement bénéfique pour les exportateurs. « Il permet de diversifier les marchés pour notre économie à une période où l’on a ces blocs géopolitiques et un retour du protectionnisme », précise-t-il.

Le monde agricole, qui craint notamment une concurrence déloyale en matière d’importation de viande, ne voit pas les choses de cet œil. Les compensations pour le monde agricole suisse sont notamment pointées du doigt. Selon le maraîcher Rudi Berli (Les Vert-e-s), elles « ne suffiront pas pour compenser réellement les pertes que l’agriculture va subir ». Invité dans « La Matinale » ce lundi, le conseiller d’État Thomas Stettler a plaidé pour un véritable engagement de l’économie envers l’agriculture. « Il faut la garantie que le monde agricole pourra supporter un éventuel nouveau contrat » souligne l’agriculteur. /clo


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