L’entreprise jurassienne Autocars Hertzeisen, par exemple, n’a pour l’heure pas dû répercuter l’augmentation de ses frais sur ses clients, mais l’incertitude est de mise pour l’année prochaine.
Le coût du transport routier flambe avec l’augmentation des prix du carburant. Cette situation est, notamment, liée au conflit au Moyen-Orient, à la baisse des capacités de raffinage et à des difficultés d’approvisionnement engendrées par le bas niveau du Rhin. Dans la majorité des stations régionales, l’essence dépasse les 2 francs le litre, alors que le diesel a franchi les 2,30 francs.
Cette hausse se fait ressentir chez les professionnels de la branche, comme Autocars Hertzeisen qui possède une flotte de 20 véhicules, par exemple. L’entreprise jurassienne, également active sur le canton de Neuchâtel et le Jura bernois, est spécialisée dans le transport de personnes et l’organisation de voyage. Elle n’a pour l’heure pas répercuté la hausse des frais sur ses clients. « Il y a quatre éléments qui nous ont permis de garder les mêmes tarifs jusqu’à maintenant. On a une infrastructure pour faire des stocks de 50'000 litres et on a fait des réserves en début d’année, ce qui permet d’atténuer une partie de la hausse. Ensuite, on suit le prix quotidiennement pour acheter au meilleur marché. On a une flotte relativement moderne, avec des cars de nouvelle génération qui sont moins gourmands en carburant. Enfin, on a réduit notre marge, avec une baisse de 5% », explique Olivier Herzeisen, l’un des membres de la direction, qui constate une augmentation du diesel à hauteur de 40 à 50% au cours des derniers mois.
Olivier Herzeisen : « Le pire, c’est l’incertitude. »
Pour ce qui est de l’année prochaine, Autocars Hertzeisen doit sortir son catalogue 2027 d’ici fin octobre-début novembre. « Cette situation pourrait provoquer une inflation indirecte et pousser les hôtels à augmenter leurs tarifs, les restaurants aussi. Il faut également voir si l’euro se maintient ou baisse, car cela a un impact sur nos tarifs. N’avoir aucune visibilité avec une fluctuation qui est forte et très volatile fait qu’on ne sait pas où se situer par rapport au marché. Je pense qu’il faudra s’attendre à une légère augmentation », conclut Olivier Hertzeisen.








