Un nouvel acteur pour les proches aidants dans le Jura

La société solicare qui propose un accompagnement, une formation et une rémunération pour les ...
Un nouvel acteur pour les proches aidants dans le Jura

La société solicare qui propose un accompagnement, une formation et une rémunération pour les proches aidants a démarré ses activités à fin août dans le canton du Jura.

La société solicare, qui propose un accompagnement infirmier pour les proches aidants, s'installe dans le Jura. (Photo : archives) La société solicare, qui propose un accompagnement infirmier pour les proches aidants, s'installe dans le Jura. (Photo : archives)

Les soins à domicile assurés par des proches aidants voient un nouvel acteur débarquer dans le Jura. Solicare a annoncé récemment qu’elle avait commencé à déployer ses activités à la fin août dans le canton. La société établie dans le canton de Zoug s’appuie sur un modèle non lucratif. Solicare propose un accompagnement infirmier et une formation sur les 12 premiers mois pour les proches aidants tout en leur accordant une rémunération. La société est présente dans 19 cantons. Elle a obtenu une autorisation provisoire d’exploitation de deux ans dans le Jura. Solicare est la troisième société à être active dans le canton. Il faut dire que les critères d’autorisation dans le Jura sont plus sévères que dans d’autres cantons. Les proches aidants engagés par des organisations de soins à domicile doivent, notamment, avoir une formation d’auxiliaire de santé ou équivalente. Depuis le 1er janvier dernier, un tarif pour les soins de base a, par ailleurs, été fixé par le Gouvernement dans un arrêté. Il définit le montant pris en charge par le canton, alors que le reste des coûts est assumé par l’assurance maladie. Quant au caractère provisoire de la première autorisation, il est automatique.

Du côté de la Fondation pour l’aide et les soins à domicile Jura (FASD), son directeur souligne que chaque entrée d’un concurrent sur le marché s’effectue « au détriment » de son institution. Ian Hennin se dit toutefois « très confiant » dans le projet pilote qui est fonctionnel depuis trois mois et qui propose à des proches aidants d’être engagés et rémunérés par la FASD. Il s’interroge, par ailleurs, sur la nécessité de multiplier les acteurs en termes de réduction des coûts de la santé. /comm-fco


 

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