La réaction politique s’organise pour sauver l’apron

La gauche du Parlement jurassien digère mal la décision de l’OFEV de renoncer à lancer un ...
La réaction politique s’organise pour sauver l’apron

La gauche du Parlement jurassien digère mal la décision de l’OFEV de renoncer à lancer un plan d’élevage et de conservation du « Roi du Doubs ». Le PS prépare notamment une question écrite.

L'aile gauche du Parlement jurassien digère mal la décision de l'OFEV. (Photo : Georges Henz). L'aile gauche du Parlement jurassien digère mal la décision de l'OFEV. (Photo : Georges Henz).

Après la décision d’abandon du plan de sauvetage de l’apron, la réaction politique s’esquisse dans le Jura. À gauche, verts et socialistes digèrent mal la décision de l’OFEV de renoncer à lancer un plan d’élevage et de conservation de l’espèce. Trop coûteux au vu des faibles chances de succès selon la Confédération, l’Office jurassien de l’environnement se rangeant à son avis. Mais au Parlement, d’autres ne l’entendent pas de cette oreille. Dès la publication de la décision de la Confédération, le conseiller national Loïc Dobler a lancé la fronde à Berne en demandant au Conseil fédéral de revoir sa décision. Le Parti socialiste jurassien s’apprête à lui emboiter le pas avec une question écrite au Gouvernement.


Verts, CS-POP et PS pourraient mener la fronde

Le député Pierre-André Comte, porteur du texte, s’y étonne de la « passivité du Canton du Jura » face à cet abandon de la dernière chance qui risque de mener à la disparition de l’apron du Doubs. Aux yeux du PS, les 1,8 million de francs sur 15 ans à débourser pour le plan de sauvetage, soit quelque 120'000 francs par an, s’apparente à une « charge annuelle modeste » au vu de l’enjeu. Même écho chez les Verts et au CS-POP où on ne veut pas laisser filer ce dossier les bras ballants, « surtout avec un rapport des experts de l’OFEV qui recommande de lancer un plan de repeuplement » malgré des risques d’échec, relève la députée Sonia Burri-Schmassmann.


120'000 francs par an : « pas astronomique »

De là à demander à inscrire ces 120’000 francs annuels pour l’apron dans le prochain budget cantonal ? « Pas impossible », selon certaines voix à gauche qui estiment que « la question mérite d’être posée » pour une somme qui n’est « pas astronomique ». Mais avec un budget 2027 qui s’annonce serré, Sonia Burri-Schmassmann imagine plutôt une planche de salut via des fonds fédéraux, voire privés. Au-delà de la gauche, le reste de l’échiquier politique devrait se montrer beaucoup plus réservé et résigné. Des connaisseurs du dossier estiment d’ailleurs que cela s’apparenterait à de l’« acharnement thérapeutique ». /jpi


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