Faire marcher les élèves. Ce vendredi a lieu la Journée internationale à pied à l’école. Elle est organisée depuis plus de 20 ans par l’ATE (Association transports et environnement) en Suisse romande et au Tessin. Dans le Jura, c’est la section locale du Pedibus qui est aux commandes. Plus de 600 élèves jurassiens participent à l’événement, qui a pour thème « Un pas dans la nature ». Un thème dont découlent quelques activités originales sur le chemin de l’école. Parmi celles-ci, des lamas accompagnateurs d’élèves à Porrentruy, un mandala géant en land art à Fontenais, ou encore des papillons géants, insectes colorés et autres créatures dans les rues de Courfaivre, Rossemaison, Moutier et Pleigne.
La Journée internationale à pied à l’école a évidemment pour but de sensibiliser les enfants, mais aussi les parents, plus nombreux ces dernières années à amener leurs petites têtes blondes à l’école en voiture. « Ce n’est pas la longueur des trajets qui a changé, mais il y a une impression d’insécurité sur le chemin de l’école qui s’est développée », explique Christelle Vallat, coordinatrice du Pedibus Jura. Effet pervers : en raison de cette impression de sécurité, il y a donc plus de « parents-taxis », plus de voiture, et par là même plus de danger pour les enfants qui se rendent à pied à l’école. Un véritable cercle vicieux, donc.
Marcher pour aller à l’école, cela a pourtant des vertus, détaille Christelle Vallat : « On sait qu’on est une société de plus en plus sédentaire. Aller à pied à l’école permet de faire une activité physique, recommandée par l’OMS. Par ailleurs, des études ont montré que le fait d’aller à l’école à pied permet aux enfants d’être plus prêts pour travailler. D’un point de vue cognitif, ça permet d’être plus concentré. Il y a aussi un lien entre le mouvement du corps et la santé psychique. » /comm-tbe








