Prison avec sursis dans une affaire de violences conjugales

Un homme a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour contraintes, lésions corporelles ...
Prison avec sursis dans une affaire de violences conjugales

Un homme a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour contraintes, lésions corporelles simples et voies de fait à réitérées reprises sur son ex-compagne. Les accusations de viol et tentative de meurtre n’ont pas été retenues.

Une affaire de violences conjugales occupait cette semaine le Tribunal de Porrentruy. (Photo : archives). Une affaire de violences conjugales occupait cette semaine le Tribunal de Porrentruy. (Photo : archives).

Un homme a été condamné dans une affaire de violences sur son ex-compagne à Moutier. Il a écopé de 18 mois de prison avec trois ans de sursis. Il a été jugé coupable par le Tribunal de première instance de Porrentruy de contraintes, lésions corporelles simples et voies de fait à réitérées reprises. Il a toutefois été libéré des infractions les plus graves.

L’homme était accusé de tentative de meurtre. Lors d’une dispute avec son ex-compagne, il aurait fini par la jeter à plusieurs reprises dans sa baignoire remplie d’eau. Des faits admis par le prévenu. Toutefois le juge a estimé, après les différentes auditions, que la vie de la victime n’avait pas été réellement mise en danger. La violence des faits a tout de même été retenue, tout comme lors d’autres évènements. Le juge a alors ordonné qu’un traitement ambulatoire pour la gestion des émotions et de l’impulsivité soit suivi durant trois ans, en plus de la condamnation.

Des accusations de viol et d'actes d’ordre sexuel sur une personne incapable de résistance ont également été écartées par le juge. Selon lui, l’absence de consentement ne peut pas être vérifiée dans les différents cas, d’autant qu’il s’agissait visiblement d’un « couple fusionnel ayant une vie sexuelle riche ».

Le juge a notamment insisté sur le caractère hautement délicat et épineux de cette affaire. Il a tenu à préciser que ce jugement ne signifiait pas que la plaignante avait menti sur certains éléments, mais qu’en l’absence de vérité matérielle, il fallait s’axer sur la vérité judiciaire.

Le coupable qui était en détention préventive a donc été libéré. Il devra tout de même verser 4'000 francs pour tort moral à la victime, s’acquitter d’une amende de 500 francs et payer 20 jours amende à 30 francs, en plus de son sursis. /lge


 

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