Les vendanges dispersées d’un viticulteur au parcours atypique

Aurélien Lovy cultive plusieurs cépages à Courfaivre, à Rossemaison et en Valais qu’il vignifie ...
Les vendanges dispersées d’un viticulteur au parcours atypique

Aurélien Lovy cultive plusieurs cépages à Courfaivre, à Rossemaison et en Valais qu’il vignifie dans sa cave à Courtételle. Cet ancien informaticien exploite une multitude de petites parcelles.

Aurélien Lovy au milieu de son vignoble de Courfaivre Aurélien Lovy au milieu de son vignoble de Courfaivre

Septembre est traditionnellement le mois des vendanges. Dans la région, elles ont commencé il y a quelques semaines en raison de la sécheresse et des chaleurs exceptionnelles de l’été. Sur les coteaux de Courfaivre, le viticulteur Aurélien Lovy s’activait la semaine dernière pour récolter les grappes de muscat de la Birse (blanc), un des cinq cépages - avec le solaris (blanc), le divona (blanc), le divico (rouge) et le cabernet Jura (rouge) - qui poussent sur les domaines du Lys où il exploite les parcelles depuis 2021. « À Courfaivre, j’ai de petites surfaces de 200 à 300 mètres carrés de chaque cépage. À Rossemaison, j’ai 500 mètres carrés de cabernet Jura », détaille Aurélien Lovy. Le Jurassien cultive ses vignes en bio. Sa cave est désormais installée à Courtételle où il vignifie l’ensemble de sa production qui ne s’arrête pas aux frontières jurassiennes. « J’ai 3'000 mètres carrés en Valais, mais je vais descendre à 2'000, car ça me fait trop voyager entre les deux cantons. »  Le parcours professionnel du viticulteur est assez atypique, lui qui est d’abord devenu automaticien, puis informaticien avant de tomber en amour pour la vigne. 

Aurélien Lovy  :  «  Ça ne me plaisait plus, l’informatique  ! »

Été sec signifie moins de maladies

Sécateur en main, Aurélien Lovy avait une satisfaction à l’heure de récolter le fruit de 12 mois de travail : « Cette année, il a de belles grappes. Les autres années, je me les faisais souvent prendre par les oiseaux, donc il ne restait pas grand-chose.  » Il a réussi à restreindre le chapardage en plaçant des filets suffisamment tôt autour de ses vignes.  La vigne a souffert différemment de la sécheresse estivale suivant les parcelles. « À Courfaivre, la vigne a bien résisté sur un sol assez humide ». En revanche, à Rossemaison, sur un sol plus caillouteux, la vigne a beaucoup plus souffert. Les faibles précipitations ont en tout cas été bénéfiques sur un point : les maladies se sont très peu développées. /tbe+rce

« On a des petites baies et pas beaucoup de jus. »


 

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