Le fabuleux destin d’un habitant du Jura bernois devenu le plus grand employeur des États-Unis. C’est ce que raconte l’ouvrage de l’historienne de Porrentruy Marie-Angèle Lovis qui vient de paraître. Il s’intitule : « Un émigré devenu millionnaire : Florian Grosjean, un Suisse à New York au XIXe siècle ». Natif de Saules dans un village de 140 âmes en 1827, ce personnage méconnu dans la région découvre le métier des affaires à Montbéliard avant de débarquer à New York en 1851 avec son associé français pour se lancer dans un commerce de quincaillerie. « Très rapidement, ils se sentent à l’étroit dans leur petit atelier et Florian Grosjean prend tout à sa charge et achète une usine désaffectée du côté de Brooklyn », explique Marie-Angèle Lovis. L’entreprise s’agrandira constamment jusqu’en 1876 lorsqu’un incendie ravage complètement ces ateliers. « Il a une résilience extraordinaire et il décide de reconstruire. En six mois, et jusqu’en 1900, l’usine ne fait que prendre de l’importance. » Florian Grosjean emploiera jusqu’à 2'400 employés.
Marie-Angèle Lovis : « C’est le plus grand employeur des États-Unis. »
Le livre « Un émigré devenu millionnaire. Florian Grosjean, un Suisse à New York au XIXe siècle » est paru aux éditions Alphil. /rce









