Le canton ne dispose actuellement d’aucun dispositif pleinement opérationnel pour encadrer l’administration de médicaments vitaux à des élèves en cas d’urgence. Mais plusieurs pistes sont en cours d’évaluation, indique l'exécutif dans sa réponse à une question écrite.
Comment encadrer l’administration de médicaments d’urgence aux élèves jurassiens ? Le député Pierre Sauvain a récemment interpelé le Gouvernement sur le sujet. Sa question écrite fait suite à un courrier transmis le 4 novembre 2025 par le médecin cantonal, qui a rappelé le cadre légal dont découle la loi fédérale sur les médicaments et les dispositifs médicaux. Un courrier qui stipule qu’en cas de besoin, c’est aux parents de fournir une pharmacie personnelle à leur enfant, prescrite par leur médecin traitant.
Ce cadre est jugé trop restrictif par Pierre Sauvain. L’élu socialiste s’inquiète notamment lorsqu’un médicament vital doit être administré rapidement, particulièrement lors des camps ou des courses d’école. Le Gouvernement écrit que même si le personnel scolaire applique les indications fournies par le médecin cantonal, il est conscient que l’administration d’un médicament vital prescrit à un élève mérite d’être clarifiée, afin de garantir la sécurité de l’enfant, mais aussi du personnel appelé à intervenir.
Le Gouvernement jurassien reconnaît que pour l’instant, aucun dispositif spécifique n’a pu être mis en place dans le canton. Mais l’exécutif indique dans sa réponse qu’il explore plusieurs pistes pour répondre de manière appropriée à ce problème. Soulignant que la principale difficulté identifiée concerne la responsabilité de la personne qui porte assistance à l’élève et administre le médicament. Le Gouvernement indique travailler sur un protocole individualisé, établi avec les parents, l’école et les professionnels de santé concernés. Il souhaite notamment s’inspirer de dispositifs déjà mis en place dans d’autres cantons romands, dont le Valais. /tna








