La hausse moyenne des primes maladie pour 2027 pour le Jura va atteindre 6,6%, contre 5% au niveau suisse. Face à cette annonce, le Gouvernement jurassien demande que les primes reposent sur « des hypothèses de coûts fiables, transparentes et vérifiables ».
Les primes augmenteront de 6,6% soit 28,40 francs par mois en moyenne dans le Jura contre 5% dans toute la Suisse. L'augmentation moyenne dans le canton s'élèvera à 5,9% pour les adultes, 6,1% pour les jeunes adultes et 6,2% pour les enfants.
Des augmentations de primes qui questionnent le ministre de la santé jurassien. Invité dans notre Journal de 18h Stéphane Theurillat, explique ce montant en partie par « un effet de rattrapage, à hauteur de 0,8%, plus important que le reste de la Suisse ». Il souligne néanmoins : « C’est un chiffre qui nous interpelle par rapport aux données à notre disposition. »
Le ministre de la santé Stéphane Theurillat réagit à la hausse des primes dans notre Journal de 18h :
Les assurés jurassiens optent fréquemment pour des modèles d'assurance alternatifs et des franchises élevées, ce qui explique en partie le fait que les primes n’ont pas couvert les coûts ces dernières années, analyse le gouvernement dans un communiqué. Le vieillissement de la population, le Jura étant le deuxième canton le plus âgé de Suisse, ainsi qu'une forte intensité des traitements par cas, pèsent aussi sur les dépenses.
Le Département jurassien de l'économie indique que les cantons agissent déjà pour maîtriser l'évolution des coûts de la santé, avec la planification hospitalière ou la régulation de l’admission des médecins. Le canton du Jura souligne « poursuivre le développement des soins de proximité et d'une coordination des prises en charge. »
Ces mesures sont toutefois « tributaires » d'un cadre légal fédéral. Une maîtrise durable des coûts nécessite « l’engagement de l’ensemble des acteurs du système de santé ». Le ministre de la santé Stéphane Theurillat est invité dans notre Journal de 18h pour réagir à cette hausse.
Les autorités jurassiennes se disent préoccupées par l'évolution des primes pour les jeunes adultes et les enfants. L'OFSP ne collecte pas les groupes de coûts par tranches d'âges et les assureurs disposent d'une marge de manoeuvre pour fixer les primes, dans la limite de la loi.
Pour le canton, l’absence de données suffisamment détaillées « rend extrêmement difficile, voire impossible, l’appréciation des hausses appliquées aux familles et renforce la nécessité d’une transparence accrue ».
Face à cette situation, le Département jurassien de l'économie et de la santé demande un contrôle renforcé des prévisions de coûts des assureurs, ainsi que davantage de transparence sur les modèles alternatifs. Le canton souhaite aussi un suivi attentif des effets de TARDOC et des « possibilités d'action plus efficaces pour maîtriser les dépenses de santé ». /ATS








