Les chasseurs jurassiens sont à l’affût. La chasse générale débute samedi dans le Jura, après celle dédiée spécifiquement au chamois. La régulation du sanglier constitue « une priorité afin de limiter les dommages aux cultures et aux herbages », détaille l’Office de l’environnement dans un communiqué. On y lit qu’aucune limite du nombre de sangliers à prélever n’a été définie, pour tenter de « contenir une population particulièrement dynamique ». Le chevreuil, dont le quota reste fixé à 1'200 individus, demeure également une cible importante.
Moutier, nouveau terrain de chasse jurassien
Particularité de cette saison de chasse : la commune de Moutier est devenue un terrain de chasse jurassien. Conséquence : on peut désormais venir y chasser de tout le canton avec un permis de chasse jurassien, et les chasseurs prévôtois, pour pouvoir continuer de pratiquer à Moutier, doivent passer également à un permis jurassien. Une nouveauté pour la petite dizaine qu’ils sont, habitués aussi à chasser dans tout le canton de Berne. Pour cela, il faut désormais deux permis : l’un jurassien, l’autre bernois : « Payer deux permis pour continuer à faire ce qu’on faisait, c’est possible, c’est d’ailleurs ce que j'ai choisi de faire cette année, mais c’est particulièrement cher. On parle de plusieurs milliers de francs », explique Fritz Schluep, qui a l’habitude de chasser à Moutier. Conséquence : certains ont choisi de rester « fidèles » au canton de Berne « où la chasse est plus attractive, avec une plus grande diversité de terrain et de gibier » dixit Fritz Schluep, tandis que d’autres se concentreront uniquement sur le Jura, voire sur Moutier, « un terrain typique de l’Arc jurassien, avec du relief, des belles côtes ».
Schluep : « La chasse est beaucoup plus libre dans le canton de Berne que dans le Jura. »
Se rendre en forêt en toute sécurité
Prudence, le mot d’ordre si vous vous baladez en forêt les lundis, mercredis et samedis, jours de chasse. La Fédération cantonale jurassienne des chasseurs conseille de porter des vêtements ou accessoires de couleur vive, et de signaler sa présence. La FCJC évoque aussi dans un communiqué de presse le cas des chiens de chasse en pleine recherche de gibier, qui « ne représentent aucun danger », et rappelle que « si parfois ils peuvent paraitre égarés, ce n’est pas le cas. Ils sauront retrouver leur chemin » tout seuls. /comm-tbe








