Le Réseau de l’Arc veut mieux orienter les patients en pédopsychiatrie

Les besoins de prise en charge en santé mentale chez les enfants et les adolescents augmentent ...
Le Réseau de l’Arc veut mieux orienter les patients en pédopsychiatrie

Les besoins de prise en charge en santé mentale chez les enfants et les adolescents augmentent. Le Réseau de l'Arc réagit en mettant en place un dispositif d'orientation en pédopsychiatrie. Le but : offrir une meilleure écoute et orienter plus rapidement.

De gauche à droite : Léa Fringeli infirmière en pédopsychiatrie, Amine Merad, chef de service de la pédopsychiatrie au Réseau de l’Arc. De gauche à droite : Léa Fringeli infirmière en pédopsychiatrie, Amine Merad, chef de service de la pédopsychiatrie au Réseau de l’Arc.

Demander de l’aide en tant qu’enfant et adolescent pour une souffrance d’ordre de santé mentale constitue déjà une situation difficile en soi. Vient s’ajouter à cela la complexité pour les jeunes en question, familles et professionnels d’entreprendre des démarches et de trouver le bon interlocuteur à contacter. Le Réseau de l’Arc a alors souhaité mettre en place un dispositif fonctionnant comme une porte d’entrée unique pour obtenir des renseignements plus facilement et surtout, être écouté. «On ne veut pas révolutionner le système mais surtout offrir une meilleure écoute, une meilleure évaluation de la situation, et une orientation vers la bonne ressource », explique Amine Merad, chef de service de la pédopsychiatrie au Réseau de l’Arc.

La région du Jura bernois étant assez étendue géographiquement, elle regorge de beaucoup de professionnels ce qui crée une errance pour certaines familles cherchant à contacter un ou une pédopsychiatre à tout prix. « Elles ne savent donc pas vers quelles portes il faut se tourner », continue Amine Merad. « L’idée est donc d’offrir une écoute attentive aux parents ou aux jeunes qui ont besoin de partager leurs difficultés et questions. On évalue ensuite la situation au plus juste et on détermine s’il est nécessaire de faire appel à des professionnels en pédopsychiatrie ou de professionnels autres ».

Amine Merad : « Souvent pour les familles et les professionnels, c'est l'errance car ils ne savent pas vers quelle porte se tourner. »

Ce nouveau dispositif est assuré en première ligne par une infirmière spécialisée en pédopsychiatrie. Elle explique qu’il est important de rendre le parcours plus lisible pour les jeunes concernés : « C’est un réseau parfois méconnu des professionnels et c’est important qu’il devienne accessible », souligne Léa Fringeli infirmière en pédopsychiatrie.

Si ce système ne réduira pas le temps d’attente au sein des services, il vise à faire gagner du temps à celles et ceux qui chercheraient la bonne porte. « De nombreuses familles se mettent partout sur des listes d'attente pour qu’au final on leur dise qu’elles ne s’adressent pas au bon endroit. Donc, ce dispositif-là va les orienter plus justement et elles perdront moins de temps », conclut le chef du service. /rik


 

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