Le district jurassien est l’invité du Comptoir gruérien qui s’ouvre jeudi et durera jusqu’au 1er novembre. Plutôt que de miser sur les clichés culinaires et folkloriques, le stand mettra l’accent sur le tourisme et l’économie.
Les Franches-Montagnes seront en opération séduction dans le canton de Fribourg dès ce jeudi. Le district est l'invité exceptionnel du Comptoir gruérien à Bulle qui devrait accueillir 100'000 visiteurs sur 10 jours. Exceptionnel parce que le stand franc-montagnard sera le seul stand non fribourgeois parmi les 250 exposants attendus. « C’est une belle opportunité puisque ce comptoir qui a lieu tous les quatre ans n’accepte normalement pas de personnalités ou associations hors de ses frontières cantonales. Pour nous, c’est l’occasion de faire connaître un petit peu plus notre district avec des acteurs touristiques, horlogers ou encore du monde chevalin », explique le président du Syndicat d'initiative des Franches-Montagnes (SIFM) Jacques-André Aubry.
Jacques-André Aubry : « On a une carte supplémentaire à jouer là-bas au niveau économique. »
La région a décidé de miser davantage sur ses atouts touristiques et savoir-faire économique plutôt que sur ses « clichés » culinaires et folkloriques. « Sur le tourisme, avec Jura Tourisme, les CJ, Jura Resort par exemple, le fil conducteur ce sont les Franches-Montagnes, mais on essaye d’étendre pour donner envie aux visiteurs de venir voir le Jura. Pour l’aspect industriel, on sera avec Aerowatch qui est aussi en train d’établir de nouveaux quartiers sur Bulle et qui sera là pour toucher le jeune public et faire découvrir des métiers liés à l’horlogerie. Le Musée du Paysan horloger sera là également pour faire découvrir ce monde méconnu. On veut montrer que ce monde n’est pas juste composé de quelques composants qu’on assemble, mais qu’il y a un savoir-faire qui doit être pérennisé. On fera aussi des démonstrations sur notre stand dans le domaine de la microtechnique », expose Jacques-André Aubry.
« Présenter les Franches-Montagnes autrement que par les grands clichés »
Bon, mais pas même une tête de moine sur le stand taignon ? « Le produit est connu, et ils seront présents sur le comptoir par le biais d’autres acteurs culinaires, comme la bière ! », sourit le président du SIFM. L’occasion aussi de permettre tout simplement au visiteur de placer les Franches-Montagnes sur une carte.
« Les Franches-Montagnes sont encore un peu méconnues. »
« Ils disent souvent, c’est entre La Chaux-de-Fonds et Delémont, mais on se rend compte que c’est encore un peu méconnu », souffle celui qui désire présenter « les Franches » autrement que par les seuls et traditionnels étang de la Gruère et Marché-concours, « autrement que par les grands clichés ». /jpi








