Dans une réponse à une question écrite, le Gouvernement jurassien indique qu’il n’y a pas de suivi concernant le taux de survie des poissons déplacés, mais que différentes mesures sont prises pour leur donner le plus de chances possibles.
Les pêches de sauvetage, des mesures d’urgence dont l’efficacité dans le temps n’est pour l’heure pas mesurable. C’est en substance la réponse donnée par le Gouvernement jurassien à une question écrite de Sonia Burri-Schmassmann (Les Vert-e-s). La députée écologiste au Parlement jurassien s’inquiétait de la destinée des poissons après leur déplacement dans un autre cours d’eau. S’il n’a pas été possible de mettre en place un suivi spécifique pour déterminer le taux de survie, l’exécutif assure mettre toutes les chances de son côté.
Il rappelle que l’objectif prioritaire de ces pêches de sauvetage est de sauver les poissons menacés par l’assèchement ou la dégradation des conditions de leur milieu, notamment en raison de la chaleur et de la diminution des débits. Ces opérations ont pris une ampleur supérieure cette année à cause de la sècheresse. Au total, environ 16 km de cours d’eau jurassiens sont concernés. Près de 9'600 poissons, dont environ 6'500 truites, ont été capturés et déplacés. Le coût est estimé à 15'000 francs, dont 85% correspond à des prestations propres. L'Office de l'environnement a aussi pu compter sur l'aide des membres des différentes sociétés de pêche.
En conclusion, le Gouvernement se dit conscient qu’il faut mener une réflexion stratégique sur les mesures à prendre à moyen et long terme au regard des répétitions annoncées des épisodes de sècheresse et de fortes chaleurs. Il s’agira d’identifier les dispositifs qui permettront de mieux anticiper ces situations et limiter leurs conséquences sur les milieux et la faune aquatiques. /emu










