Un arrangement semble encore loin entre les recourants au Plan spécial « En Dozière » à Delémont et la commune. La Cour administrative du Tribunal cantonal siégeait vendredi pour traiter de l’affaire. Elle n’a pas tranché, mais les protagonistes ont été entendus. Les opposants ont fait part de leurs griefs concernant leurs terrains. Des terres situées sur les bords de la Sorne sont désormais inondables, puisque les travaux de Delémont Marée basse sont déjà bien avancés à l’ouest de la capitale.
Indemnité et terres de remplacement
D’un côté, les cinq propriétaires et exploitants. Leurs terrains perdent un tiers de leur valeur en raison du changement d’affectation. La zone désormais inondable ne permet plus qu’une exploitation extensive. Plus d’engrais, de produits phytosanitaires, ni de labour. Un exploitant a réclamé une indemnité, les autres veulent des terres de remplacement.
De l’autre côté, la commune de Delémont pour qui il n’est pas possible d’échanger les terrains. Ceux qu’elle possède sont déjà réservés à d’autres affectations. Les représentants de la Ville n'ont pas caché un certain agacement. « 110'000 francs ont déjà été perdus en raison du retard », lâche l’avocat Maître Willemin.
Retour à la proposition initiale
Le juge Pierre Broglin a bien tenté de trouver un terrain d’entente. Comme en conciliation, la commune de Delémont a proposé un franc du mètre carré, soit quelque 50'000 francs.
Maître Allimann, avocat d’un recourant, a demandé un effort. Il a rappelé que Delémont reçoit de la Confédération près de 600'000 francs supplémentaires grâce au changement d’affectation. Finalement, le juge a octroyé un délai de réflexion d’un mois aux parties en conflit. /rce








