Une heure et demie d'enfer

Un couple de personnes âgée a subi une nouvelle agression dimanche aux Vacheries-des-Genevez ...
Une heure et demie d'enfer

Le couple avait subi une agression similaire en mars Le couple avait subi une agression similaire en mars

Un couple de personnes âgée a subi une nouvelle agression dimanche aux Vacheries-des-Genevez. Trois personnes se sont introduites dans la maison à la recherche d’argent. Ce même couple avait fait l’objet d’un cambriolage similaire en mars dernier. Cette fois, les malfrats s’en sont pris uniquement à la femme, qui a pu toutefois mettre ses agresseurs en fuite. La procureure Geneviève Bugnon a confirmé une information de notre rédaction.

C’est un enfer qu’a vécu la septuagénaire durant plus d’une heure et demie. Les trois malfaiteurs – cagoulés, gantés, vêtus de jeans et vestes – sont entrés aux environs de 21h30. Ils poussent cette dame, qui s’apprêtait à aller se coucher. Ils la frappent alors qu’elle est à terre. Des coups de pieds. Dans les côtes, dans le visage.

La victime subit ces coups alors que son mari, fortement handicapé, se trouve dans une autre pièce. Lui, n’a pas été inquiété. Les agresseurs ont ensuite immobilisé la septuagénaire. Menottées, les mains de cette femme sont ligotées au montant du lit avec la ceinture de la robe de chambre. Les pieds sont également attachés.

La dame arrive toutefois à libérer une main. Elle active un dispositif d’alarme qu’elle détient depuis la dernière agression. Un sifflement se produit. Les agresseurs prennent peur et prennent surtout la poudre d’escampette. Aucune information nous a été communiquée au sujet d’un quelconque butin. Choquée, la victime trouve la force de courir après les malfrats. Elle ne peut voir qu’un voiture qui part au loin. C’est la voisine du couple, un agent de police, qui reçoit l’appel et arrive la première sur les lieux. La patrouille de police mettra 21 minutes à arriver sur les lieux depuis le déclanchement de l’alarme.

On ne sait pas encore si la femme a été blessée physiquement. Une enquête a été lancée pour retrouver les malfrats, qui se sont exprimés en français mais qui communiquaient entre eux dans une langue étrangère. Les autorités ne font pour l’instant pas de lien direct entre la première agression et celle de dimanche. A noter que les auteurs du premier cambriolage n’ont toujours pas été retrouvés. /fra


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus