Quand on est le fils de Marianne et Sébastien Froidevaux, on est forcément tombé dès petit dans le grand bain du vélo. « Tout petit, on m’avait acheté un vélo rouge avec des roulettes sur les côtés, je m’en rappelle encore. Ça a commencé par des tours du quartier », sourit Léo Froidevaux. Les sorties familiales deviennent vite une institution et Léo devient le premier élève de l’école de vélo du VC Franches-Montagnes, créée il y a quelques années et dont le papa est moniteur. « Le vélo avec les copains, c’est ça qui m’a motivé et poussé à progresser. C’est là que j’ai commencé les compétitions, d’abord régionales. Puis, j’ai voulu essayer une manche de Coupe suisse, et c’est là que j’ai eu vraiment le déclic », se souvient le jeune homme de 16 ans à l’allure longiligne.
Forcément, au fil du temps, les sorties familiales changent de rythme. « Léo, je ne peux plus le suivre, c’est vite vu ! », lâche sa maman Marianne, pourtant l’une des meilleures cyclistes de la région. Cette habituée des podiums voit le 26 juin dernier son aîné remporter la 1re étape du Trophée du Doubs alors qu’il n’est que cadet. En quête du résultat de son fils, Marianne ne se préoccupe même pas de son propre podium après avoir franchi la ligne en 2e position.
12e en Coupe suisse à Echallens
La semaine suivante, sur la 2e étape, Léo, fatigué par une sortie d’école la veille, décroche la 2e place. Il est encore performant mi-juillet et termine à la 12e place de la Coupe de Suisse de VTT à Echallens en moins de 17 ans, son meilleur résultat national. « Une surprise ? Non parce que je me suis beaucoup entraîné, mais un peu quand même parce que j’ai réussi mon objectif. Je dirais plus une révélation de ce que j’étais capable de faire », commente Léo Froidevaux.
Marianne Froidevaux : « On fait attention à ce qu’il n’en fasse pas trop. »
Une révélation aussi pour ses parents de le voir être compétitif à un tel niveau, mêlé d’un sentiment de nostalgie pour sa maman. « Sur son vélo, il me fait penser à mon mari quand je l’ai connu. Sébastien faisait aussi la Coupe de Suisse, avec Nino Schurter notamment. Ça me met toujours la larme à l’œil », avoue Marianne Froidevaux, en rappelant que les parents ont toujours mis « l’école avant le vélo ». Léo, qui rêve un jour d’intégrer les « élites », va entrer à l’école technique à St-Imier dans le cadre d’un sport-étude. « Les notes doivent aussi suivre, parce que ce n’est pas en vélo qu’il va gagner sa vie, surtout en VTT où c’est difficile en Suisse », prévient la mère de famille. Après la rentrée, Léo a encore deux manches de Coupe de Suisse au programme : à Bâle fin août et à Lenzerheide fin septembre où il espère décrocher un premier top 10. /jpi











