Le Tour de France s’est achevé dimanche soir sur les Champs-Élysées après 21 jours de courses. Notre consultant cycliste Jocelyn Jolidon dresse le bilan de la Grande Boucle.
Le Tour de France le plus rapide de l’histoire s’est achevé. La 112e édition de la plus grande compétition de cyclisme sur route a pris fin dimanche soir sur les Champs-Élysées après 21 jours de course. Tadej Pogacar a décroché son quatrième sacre sur les routes de la Grande Boucle. Il a relégué son principal concurrent le Danois Jonas Vingegaard à 4’24’’ et l’Allemand Florian Lipowitz a 11’. Le Slovène égale ainsi le Britannique Christopher Froome avec quatre victoires.
Cette édition du Tour de France a été d’une rapidité historique avec une vitesse moyenne de plus de 42 km/h sur les 3'302 km qui séparaient Lille de Paris. Elle a offert son lot d’émotions selon notre consultant Jocelyn Jolidon : « Nous avons vécu trois semaines de grande qualité de cyclisme. Il y a eu un certain "Pogi", le surdoué de sa génération, qui a survolé les débats ». Tadej Pogacar s’est encore illustré sur la 21e étape de ce Tour de France en dynamitant la course sur la rue Lepic au cœur de Montmartre dimanche, même si la victoire est revenue au Belge Wout Van Aert. Le fondateur du Team Humard Vélo-Passion n’hésite pas à comparer le Slovène à « Eddy Merckx ou aux plus grands cyclistes qui ont déjà un palmarès impressionnant. »
Jonas Vingegaard un ton en dessous
Pour la deuxième année consécutive, le double vainqueur du Tour de France n’a pas pu rivaliser avec Tadej Pogacar. « Le Danois a beaucoup suivi. On aurait peut-être souhaité qu’il essaye d’attaquer sur les deux dernières étapes de montagne. Est-ce qu’il le pouvait ? », se questionne Jocelyn Jolidon qui estime toutefois que les deux premiers du classement sont « les meilleurs cyclistes de la planète ».
Jocelyn Jolidon : « Tadej Pogacar donne toujours un effet de sérénité. »
Une première pour la formation Tudor
Cette édition marquait la première participation de l’équipe Tudor. Ces huit coureurs ont rejoint Paris. Si la formation suisse de Fabian Cancellara n’a pas réussi à lever les bras sur la plus grande compétition cycliste, elle a toutefois montré ses couleurs durant la compétition. « Les coureurs étrangers comme Michael Storer, Julian Alaphilippe ou Matteo Trentin étaient souvent dans l’échappée et se sont montrés. On aurait pu voir un peu plus le Bernois Marc Hisrchi », explique Jocelyn Jolidon. L’ancien cycliste taignon indique que la formation devrait « logiquement » retrouver les routes françaises l’année prochaine.
« Un bilan très positif pour Tudor. »
Le public a, comme d’habitude, répondu présent sur le bord des routes avec de nombreux drapeaux jurassiens virevoltant aux quatre coins de la France. /fwo











