Ancien cycliste professionnel jurassien, Jocelyn Jolidon réagit à la sélection de Yannis Voisard pour le Tour de France et salue la progression de l’Ajoulot devenu « un exemple » pour la jeune génération.
Quand on a fondé le Team Humard Vélo-Passion à l’origine de la formation de plusieurs talents jurassiens du cyclisme, forcément la sélection d’un Yannis Voisard pour le Tour de France vous fait un petit quelque chose. « C’est une grande fierté pour le Jura, il n’y a jamais eu de Jurassien sur le Tour. Vous imaginez, il est sur le Tour de France ! », se réjouit Jocelyn Jolidon au téléphone. « Pour rentrer dans ce cercle-là, il faut être très costaud, avoir prouvé des qualités incroyables parce que la concurrence est rude. On est sur la plus grande course du monde avec un Jurassien au départ », souligne l’ancien cycliste professionnel jurassien.
Jocelyn Jolidon : « Quand il était cadet et junior, qui aurait dit un jour qu’il ferait le Tour ? »
Actif dans la formation, Jocelyn Jolidon côtoie régulièrement les jeunes coureurs de la région et mesure l’influence que cette sélection pourra avoir sur le cyclisme jurassien. « Chaque jeune coureur ici s’identifie à Yannis. C’est une chance d’avoir un coureur comme lui, abordable, humble, toujours à disposition quand on l’appelle. Ces jeunes voient que c’est possible d’arriver à un tel niveau et Yannis est exactement cet exemple-là. Quand il était cadet et junior, qui aurait dit un jour qu’il ferait le Tour ? Ça n’a pas toujours été facile pour lui. Il a été stagiaire chez Arkéa-Samsic, sans réellement de suite. Tudor est venu le chercher au bon moment et lui a fait confiance. Et maintenant il est au départ du Tour de France ! C’est exceptionnel. Avoir un Jurassien sur la Grande Boucle, c’est magique, c’est incroyable. »
« Une victoire d’étape, c’est dans le domaine du possible. »
Ses aptitudes sur un grand Tour, Yannis Voisard les a montrées l’an dernier lorsqu’il a bouclé le Giro à la 32e place du général, terminant 10e d’une étape de montagne après un numéro durant lequel il a été un long moment seul en tête. « Dès que la route s’élève, il a de grandes capacités et il l’a prouvé. Je suis persuadé que lorsque la route s’élèvera sur le Tour, on va le voir surgir dans une échappée. Une victoire d’étape, c’est dans le domaine du possible », se prend à rêver Jocelyn Jolidon. Après un départ de Barcelone le 4 juillet, le peloton attaquera rapidement les Pyrénées. Le Massif central et celui des Vosges seront au programme de la deuxième semaine, tandis que les Alpes promettent un feu d’artifice final en troisième semaine. /jpi









