Des ultras du HCA boycottent le déplacement au HCC

Agacés par des restrictions pour des raisons de sécurité, le groupe « Enraigi » qui compte ...
Des ultras du HCA boycottent le déplacement au HCC

Agacés par des restrictions pour des raisons de sécurité, le groupe « Enraigi » qui compte une cinquantaine de membres a décidé de ne pas se rendre à La Chaux-de-Fonds pour les play-off

On ne verra pas les Enraigi à La Chaux-de-Fonds. On ne verra pas les Enraigi à La Chaux-de-Fonds.

Un groupe de supporters du HC Ajoie a décidé de ne pas aller encourager son équipe lors de l’acte I des quarts de finale de play-off en Swiss League face au rival du HC La Chaux-de-Fonds. Ils reprochent des conditions d’accueil et des contrôles de sécurité trop drastiques. Tout est parti d’un extrait de document de la police neuchâteloise et du Conseil d’Etat qui a filtré sur les réseaux sociaux. Une page qui détaille un dispositif de sécurité pour le premier match à la patinoire des Mélèzes : un parcage visiteur de 120 places maximum (ce qui était déjà le cas tout au long de la saison régulière), mais aussi des conditions exigeantes à remplir en matière de sécurité exigeant telle que la communication à la police neuchâteloise des informations sur les bus utilisés pour se déplacer, les chauffeurs, les immatriculations, les horaires, etc. Il est par exemple enjoint aux bus de supporters adverses d’arriver au plus tôt 45 minutes avant le match et le club visiteur (en l’occurrence le HCA) doit contrôler les billets de ses supporters avant de partir. Des dispositions qui ont dégoûté les ultras des Enraigi. « On ne trouve pas ça normal d’avoir un secteur de 120 places seulement. On ne peut pas se déplacer dans ces conditions-là. On appelle tout le monde à boycotter ce match. On se sent contrôlé et on a l’impression de ne plus pouvoir vivre notre passion du hockey et d’être un ultra », explique Bastien Berret, le « capo » de la section ultra.

Bastien Berret des Enraigi

Un membre de la cellule de communication du HC Ajoie s’interrogeait également sur les réseaux sociaux du « fair-play » de ces mesures. Mais ces restrictions ne sont justement pas du ressort du club de La Chaux-de-Fonds. C’est en effet la police neuchâteloise qui les juge nécessaires car elle classe cette rencontre comme « match à risque ». Ce n’est donc pas un plan anti HCA échafaudé par le HCC précise le manager général du club chaux-de-fonnier Gérard Scheidegger. « Je peux vous confirmer qu’avec la police nous avons réservé aux ultras un contingent de places donc ils étaient totalement les bienvenus. C’est leur décision, les billets seront donc vendus normalement aux autres supporters du HC Ajoie qui sont aussi les bienvenus aux Mélèzes. Ce qui me dérange, c’est que vous en fassiez tout un plat. Et que les ultras insinuent que notre secteur réservé aux adversaires a été modifié au bénéfice de nos VIP ce qui est complètement faux ! ».

Gérard Scheidegger, manager général du HCC

En effet, cela ne date pas d’hier. Le HCC a procédé à des aménagements pour « améliorer le confort de ses spectateurs », ce qui s’est traduit par une réduction du nombre de place dans le parcage visiteur. Mais cet espace avait déjà été réduit de 700 à 400 places auparavant sur demande de la police neuchâteloise suite à des débordements lors de matches contre le HCA. « Il y avait eu des pétards, des engins pyrotechniques », se souvient Gérard Scheidegger. La police Neuchâteloise, contactée par la rédaction, ne nie pas l'existence d’un « problème » et de risques récurrents avec les ultras en général. La direction du HCA, via son président Patrick Hauert, a simplement déclaré « prendre acte » de ce dispositif de sécurité tout en rappelant que Swiss Ice Hockey émettait également des directives strictes en matière de sécurité. /jpi


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