Les joueurs du HC Ajoie le disent et le répètent : ils ne veulent plus revivre une saison comme la dernière. Pour quitter cette place peu enviable de lanterne rouge, les hockeyeurs jurassiens ont enfilé le bleu de travail durant l’été. Que ce soit à distance pour certains – les joueurs étrangers en particulier – ou à Porrentruy, les joueurs ajoulots ont sué à grosses gouttes sous les ordres de leur nouveau préparateur physique Thomas Mourioux. Installé en Alsace, le jeune Français traverse la frontière quotidiennement pour apporter ses connaissances au vestiaire jurassien : « On a essayé de faire progresser les joueurs pendant l’été et jusqu’à présent les résultats sont là », se réjouit le Tricolore qui a travaillé sur plusieurs axes, à savoir le cardio-vasculaire, la force et la vitesse. Les Ajoulots pourront présenter leur progression physique une première fois au public ce jeudi à 19h pour le premier match de préparation de l'été contre Rapperswil.
A moins d’un mois du championnat, Thomas Mourioux estime que les joueurs sont encore en phase de développement. Ainsi, il continuera à maintenir environ trois séances en salle de force par semaine auxquelles s’ajoutent les entraînements collectifs sur glace. « Il faut quand même réussir à garder un bon volume d’entraînement », souligne-t-il en précisant qu’il va relâcher à la fin du mois d’août pour être prêt le 9 septembre à la reprise à Genève.
Rien n’est laissé au hasard
S’il reconnaît que le travail individuel est impossible, Thomas Mourioux essaie de s’en approcher le plus possible. Il met les joueurs « par groupes », en fonction de leurs besoins. Ces derniers sont déterminés au regard du profil de chaque joueur et des attentes. Le préparateur physique orientera par exemple certains joueurs vers la force, d’autres vers l’explosivité et les blessés vers du travail spécifique. Par ailleurs, la charge ne sera pas la même pour un joueur expérimenté de plus de 30 ans que pour un jeune qui lance sa carrière professionnelle, d’après Thomas Mourioux. Pendant la saison, le temps de glace est un paramètre qui est grandement pris en considération, de sorte à permettre aux éléments du vestiaire d’apporter une performance maximale en match. A Porrentruy, la technologie a une place importante dans le travail de préparation physiques des joueurs : des cellules de vitesse ont été acquises pour les sprints, des plateformes de force pour les sauts et la fréquence cardiaque des joueurs est mesurée en temps réel à l’entraînement et en match. Important aussi, selon Thomas Mourioux : les joueurs remplissent aussi des questionnaires pour rendre compte de leur ressenti et adapter ainsi la charge à leur perception.
Thomas Mourioux : « Je fais des groupes de joueurs en fonction des besoins. »
Rendre ludique l’approche physique
Thomas Mourioux reconnaît avec le sourire qu’il a « martyrisé » quelques joueurs du HCA durant l’été. Il souligne toutefois que ces derniers sont réceptifs et volontaires. Le préparateur physique a aussi ses astuces pour apporter du sourire pendant ses séances : « Il faut essayer d’amener de la compétition entre les joueurs », dit-il. « Quand ça passe par du fun, les joueurs adhèrent », renchérit celui qui vit sa première expérience dans le hockey sur glace après avoir notamment coaché des joueurs de rugby dans l’Hexagone. /mle











