Le HC Ajoie ne parvient pas à se rebeller. Bien que soutenue par 900 supporters jurassiens, l'équipe ajoulote a perdu sèchement 5-0 à Berne, dimanche après-midi. Le HCA n'a pas été suffisamment créatif et incisif pour espérer meilleur sort sur la glace d'une équipe à la lutte pour participer aux play-in. Il n'est pas parvenu à rassembler l'énergie et les émotions requises pour régater. De retour dans la cage ajoulote, Antoine Keller a vécu un match difficile. Ajoie dispose désormais de trois semaines de pause dédiée aux Jeux olympiques.
Des émotions en tribunes, pas sur la glace
Le HC Ajoie a pu compter sur un soutien remarquable de ses supporters ce dimanche. Plusieurs centaines de Jurassiens ont garni un secteur dédié aux visiteurs qui affichait complet. Pour la première fois depuis 1988, un train spécial avait même été organisé pour emmener les supporters ajoulots du Jura à la capitale. « Quand on est entré sur la glace, on entendait nos fans. C’est incroyable », souligne Kevin Fey, capitaine reconnaissant. Le problème, c’est que le HCA n’a pas rendu la monnaie de cet amour sur la glace : « C’est un match à oublier. On a manqué de tellement de choses que je n’ai pas les mots », affirmait un Philip-Michaël Devos très déçu. Le Québécois ne croit pas si bien dire. Les Ajoulots ont affiché des lacunes d’ordre technique mais ont surtout présenté un visage dépourvu d’émotion et d’esprit de révolte. Hormis quelques impulsions, en particulier entre la 12e et la 20e minute de jeu, le HCA a livré une copie bien terne. Menés 1-0, les hommes de Greg Ireland ont bénéficié de quelques occasions nettes de revenir avant le premier thé. Malheureusement, Kyen Sopa n’a trouvé que le poteau bernois, Cole Cormier n’a pas eu l’esprit assez tueur et Matteo Romanenghi n’a échoué que de quelques centimètres. Dès que les Ours ont inscrit le 2-0 à la 26e, le HCA n’a plus existé, ou presque.
« Une, deux bières. Peut-être même sept ou huit »
Les Jurassiens vont désormais bénéficier d’une semaine de repos. De quoi soigner les blessures et raviver un moral actuellement au plus bas. « J’ai besoin de me vider la tête. Je vais boire une, deux bières. Peut-être même sept ou huit », envisage Kevin Fey qui en appelle à une réaction dès la reprise après la déception des dernières sorties. Quant au coach Greg Ireland, il a du pain sur la planche : « Je cherche toujours la bonne recette. Maintenant, il faut se ressourcer et revenir à fond », indiquait le Canadien qui avait procédé à de nombreux changements dans la composition des lignes jurassiennes. Remodelage peu convaincant au regard de la prestation ajoulote. L’homme fort de la Raiffeisen Arena dispose de plus de trois semaines pour trouver des solutions et éviter une fin de saison régulière en queue de poisson avant les échéances primordiales de la deuxième quinzaine de mars. /mle












