Le désormais ancien défenseur de Bâle, Ajoie et Bienne notamment a pris le temps de revenir sur l’annonce de sa retraite sportive. Il évoque une décision « évidente », parle du côté humain de son sport et se plonge dans les souvenirs d’une carrière riche de 564 matches.
« Cette décision était plutôt évidente et je vois ça comme un soulagement. » Anthony Rouiller a entamé jeudi dernier une nouvelle vie, celle de l’après hockey sur glace. Le Biennois de tantôt 32 ans a mis un terme à sa carrière sportive en raison d’une blessure. Touché au tendon rotulien, il s’est fait opérer en décembre 2024 avant de tenter un retour au jeu. « J’ai essayé de relancer la machine en août dernier. J’ai fait toute la préparation avec Bâle. Après chaque match, je mettais des poches de glace, j’essayais d’organiser de la physio, des piqûres et toutes sortes de traitements. Je me suis posé beaucoup de questions et la décision est tombée », détaille le désormais ex-défenseur installé dans le Jura. Il aura ainsi bouclé sa carrière par un match de préparation sur la glace de Porrentruy face au HC Ajoie le 26 août 2025. Mais pour trouver trace de sa dernière rencontre officielle, la 564e, il faut remonter au 19 novembre, du côté de Coire, toujours avec le chandail du HC Bâle sur les épaules.
Anthony Rouiller : « La douleur me hantait jour et nuit. »
Quatre trophées et deux promotions
Formé au HC Bienne, Anthony Rouiller aura défendu les couleurs de six clubs – Bienne, Langenthal, Bâle, Ajoie, Olten et Kloten – pour ce total de 564 matches de National League, Swiss League et Coupe de Suisse. Son palmarès recense trois titres de champion de Suisse (Ligue B avec Ajoie en 2016, Swiss League avec Ajoie en 2021 et Swiss League avec Kloten en 2022), deux promotions en National League (avec Ajoie en 2021 et avec Kloten en 2022) et une Coupe de Suisse (avec Bâle en 2024). Mais ce ne sont pas ces trophées ou la fiche des statistiques qui ont le plus marqué le Seelandais. « C’est le côté humain qui ressort », lance sans hésiter le tout jeune retraité. Il évoque pêle-mêle les émotions d’un stade plein, la faillite du HC Bâle ou les licenciements d’entraîneurs comme des moments mémorables de sa carrière. « J’ai beaucoup appris en tant qu’humain et c’est surtout ça que je retire. Aujourd’hui, ça m’aide à aller de l’avant », dit-il.
De Heinz Ehlers à Ueli Huber
De ses premiers coups de patin avec la première équipe du HC Bienne en 2010 à ce dernier match à Porrentruy en août 2025, Anthony Rouiller a fréquenté six clubs, de nombreux coéquipiers, entraîneurs et directeurs sportifs. RFJ lui a demandé de n’en citer qu’un par catégorie. Ses réponses ? Ajoie, Ueli Huber, Heinz Ehlers et Kevin Schläpfer.
Le club et les personnalités marquants de la carrière d’Anthony Rouiller
Quant à l’après hockey sur glace, il n’y a encore rien de concret pour le Vadais d’adoption. Il ne cache pas un « penchant pour le domaine de l’immobilier », mais se laisse le temps de faire le bon choix. /msc











