« La tête conditionne le corps à 100% »

Vincent Muehlethaler sur son vélo (photo : Camille McMillan et Transcontinental Race) Vincent Muehlethaler sur son vélo (photo : Camille McMillan et Transcontinental Race)

Aller au bout de ses capacités physiques. C’est ce qu’a fait Vincent Muehlethaler entre le 29 juillet et le 10 août. Natif de Moutier, l’actuel médecin-chef pédiatre de l’hôpital de Delémont a participé à la Transcontinental Race. Cette course d’ultracyclisme relie la ville Belge de Grammont à Canakkale en Turquie. Les concurrents n’ont droit à aucune autre aide que celle de la population locale et choisissent eux-mêmes leur itinéraire. Quatre points de passage sont toutefois obligatoires, au puy de Dôme en France, au col de la Furka en Suisse, au col de Giau en Italie et à Žabljak au Monténégro.

Un retour à plus d’authenticité

L’un des objectifs de Vincent Muehlethaler était d’expérimenter « ce que les pionniers du Tour de France avaient pu ressentir au début du 20e siècle ». La Grande Boucle était alors constituée de six étapes de 400 km en moyenne. Muni de son vélo et du strict minimum sanitaire, le médecin cherchait également à comprendre « comment, face à un objectif qui paraît physiquement insurmontable au départ, ma tête et mon corps allaient pouvoir converser. Ce que j’ai appris au fil de la course, c’est que la tête conditionne le corps à 100%. » En effet, Vincent Muelethaler est allé au bout des vicissitudes du parcours. Il a englouti pas loin de 4’000 km en onze jours et terminé à la 9e place finale. De quoi donner envie au natif de Moutier de retenter l’expérience. /vcl

Vincent Muehlethaler au sommet de l'Oberalp (photo : Christophe Misteli) Vincent Muehlethaler au sommet de l'Oberalp (photo : Christophe Misteli)

La préparation de Vincent Muelethaler

Son vécu en course


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