Les soupçons de fraude lors des dernières élections se sont invités hier soir dans les débats du Conseil de ville de Delémont. D'abord lors des questions orales, puis une résolution présentée par le groupe UDC a été approuvée par 18 voix pour et 9 contre. Le texte demande au Conseil communal de tout mettre en œuvre à l'avenir pour éviter les suspicions de captation de suffrages. Son auteur, Philippe Rottet, s'est aussi adressé solennellement au Conseil de ville depuis la tribune pour partager ses craintes sur l'ampleur des conséquences d'une éventuelle fraude. Selon lui le résultat de l’élection au Conseil de ville pourrait s’en trouver faussé, quand bien même l’exécutif affirme que les soupçons ne touchent que l’élection au Conseil communal.
Philippe Rottet (UDC) interpelle le Conseil de ville
Le groupe UDC décidera ce mardi s'il intente un recours administratif contre le résultat de l'élection au Conseil de ville. Celui de l’élection au Conseil communal n’est pas remis en cause en raison de l'écart important du nombre de voix entre les partis. Sur le plan pénal, la balle est désormais dans le camp du Ministère public qui traite le dossier comme l’a rappelé à plusieurs reprises le maire Damien Chappuis.
Le vote par correspondance est un problème selon l’exécutif
L'exécutif a également fait part de son intention de s'attaquer à une faille majeure, celle des votes par correspondance. Selon le maire, cette possibilité offerte ne sert pas une démocratie plus sécurisée. Damien Chappuis a émis l'idée que Delémont devienne ville pilote en matière de vote électronique, jugé plus sûr. Le conseiller de ville PDC Blaise Christe a lui aussi plaidé pour une suppression du vote par correspondance afin de limiter les possibilités de tricherie. Ce procédé permet trop facilement, selon lui, des captations de bulletin d'autres personnes ou encore la récupération d'enveloppes dans les poubelles. /jpi









