Après l’annonce de la menace de fermeture du site de BAT à Boncourt, le maire de la commune ajoulote était l’invité de La Matinale vendredi. Il explique les conséquences pour la commune et au-delà, alors que l’espoir est mince de voir l’entreprise restée sur le site historique
« Hier c’était le choc, un sentiment complètement désagréable, et aujourd’hui c’est un sentiment de colère » : voilà l’état d’esprit de Lionel Maitre, maire de Boncourt, au lendemain de l’annonce d’une possible fermeture de British American Tobacco sur le site de la commune au profit d’autres usines en Europe. « Un groupe qui paie plusieurs millions d’impôts chaque année et qui se délocalise, c’est uniquement pour gagner encore plus d’argent donc ce n’est pas acceptable », estime l’Ajoulot qui dit encore : « C’est une situation catastrophique pour l’ensemble des communes jurassiennes et le canton ».
Conséquences financières, entre autres
Alors qu’aucune décision définitive n’a encore été annoncée, Lionel Maitre n’est pas optimiste quant aux chances de voir l’entreprise faire marche arrière : « Les chances sont minimes », selon lui. La commune « va perdre plusieurs millions sur un budget de moins de 10 millions. Il faut aussi avoir une pensée pour les employés qui vivent des jours compliqués », ajoute Lionel Maitre. Les contributions indirectes de BAT dans la commune sont aussi nombreuses : « Un des premiers coups de téléphone que j’ai faits c’était en direction du président du BC Boncourt. Au niveau du budget on devra faire des choix. On perd une partie de l’ADN de la commune de Boncourt. On va faire en sorte de conserver un maximum de sociétés, je pense au BCB ou à la piscine », explique Lionel Maitre qui pense déjà à l’après BAT et notamment à l’utilisation des bâtiments en cas de départ de l’entreprise : « Savoir sur quels bâtiments ils doivent remettre le site en état, imaginer de déconstruire certains bâtiments, ça fait partie des discussions qu’on a ». /mmi









