Avec sa question écrite « Mettez du Totché dans votre moteur ! », le député du Centre Gauthier Corbat demandait à l’exécutif la faisabilité d’instaurer une aire d’autoroute sur l’A16 proposant notamment des énergies renouvelables. Le Gouvernement se dit sceptique quant à la viabilité et rentabilité d’une telle infrastructure
Le Gouvernement jurassien soutien pleinement la transition énergétique. Dans sa réponse à la question écrite de Gauthier Corbat, il émet toutefois un doute quant à la viabilité et la rentabilité d’une telle infrastructure sur l’A16 entre Boncourt et Moutier. Il précise que tout ce qui a trait aux aires de ravitaillement sur les autoroutes en Suisse est réalisé sur la base d’initiatives privées et non publiques. Il rappelle que depuis l’ouverture du premier tronçon de l’A16 en 1998, seule l’Association pour le développement économique du district de Porrentruy (ADEP) a essayé de développer une aire de ravitaillement, sans succès. Depuis, aucune autre demande n’a été faite.
Trafic routier pas assez important
Le Gouvernement souligne encore que le trafic journalier représente environ 18'000 véhicules, la partie dominante étant des frontaliers ou des Jurassiens travaillant dans un autre district. À titre de comparaison, ce chiffre s’élève à 110'000 pour l’exemple du projet du Grauholz dans le canton de Berne. Pour ce qui est du trafic de transit entre le nord et le sud du pays, la majorité passe par Bâle ou Chiasso.
Le Gouvernement en conclut que les investisseurs privés semblent estimer qu’il n’est financièrement pas avantageux d’implanter une aire de ravitaillement sur l’A16. Et à l’heure actuelle, les finances du canton ne permettent pas de soutenir ce type de projet privé.
Le Gouvernement note encore qu’un changement de statut d’une aire de repos en aire de ravitaillement est possible, sur approbation du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). Mais les surfaces des aires de repos du canton sont trop petites pour accueillir encore des infrastructures de type restoroute ou station-service. Le Gouvernement se dit toutefois prêt à soutenir un projet si celui-ci est viable et que le financement privé est assuré. /comm-ech









