Audience sur l’affaire de la tête de cochon dans une boîte aux lettres

Mardi après-midi s’est tenue une audience sur la tête de cochon retrouvée dans une boîte aux ...
Audience sur l’affaire de la tête de cochon dans une boîte aux lettres

Mardi après-midi s’est tenue une audience sur la tête de cochon retrouvée dans une boîte aux lettres en octobre 2023 chez un élu à Cornol. Le verdict sera rendu plus tard.

L'audience s'est tenue ce mardi. Photo d'archives. L'audience s'est tenue ce mardi. Photo d'archives.

L’affaire de la tête de porcelet dans une boîte aux lettres à Cornol a été entendue par la justice. Mardi, devant le Tribunal de première instance à Porrentruy, il était question d’une infraction pour souillure à la propriété d’autrui et injures commise en octobre 2023 chez le conseiller communal Michel Comment. Sur le banc des accusés se trouvait un ancien élu communal qui clame son innocence. Malgré des divergences politiques entre les deux hommes, aucune preuve ne peut établir que le prévenu ait déposé cette tête de porcelet, selon la plaidoirie de la défense. La partie plaignante affirme pour sa part qu’un faisceau d’indices ne laisse pas planer le doute.

La veille de cette macabre découverte, le prévenu avait commandé un cochon de lait pour partager ce repas avec des convives à son domicile. Le lendemain matin, une tête de porcelet se trouvait dans la boîte aux lettres.


Un faisceau d’indices

Pour Me Eusébio, il ne fait aucun doute que l’accusé a lui-même déposé le cochon dans le but d’intimider son client et sa famille : « Ça dépasse largement la plaisanterie de mauvais goût ». L’ancien élu communal s’est contredit en cours de procédure sur le lieu où ont été jetés les restes de l’animal. Une preuve de sa culpabilité, selon l’avocat. Il avait affirmé que sa femme les avait mis dans la poubelle. Mardi, la version qui a été retenue est qu’il les a lui-même enfouis dans le tas de fumier. La partie plaignante a demandé à ce que l’accusé soit reconnu coupable et sanctionné par une peine pécuniaire et une amende, ainsi que 500 francs pour tort moral.


Un manque de preuves accablant

Pour la défense, aucune preuve ne figure dans le dossier. Me Theurillat a rappelé qu’on ignore si la tête retrouvée était bien celle livrée à son client. La police n’a pas trouvé de traces de pas ou d’empreintes autour et dans la boîte aux lettres. L’épouse, entendue en tant que témoin, affirme que son mari n’a pas quitté le domicile familial de la nuit. L’avocat bruntrutain estime que la partie plaignante mène à Cornol « une politique de rupture » qui lui attire des ennemis. Il a plaidé l’acquittement.

Le juge pénal David Cuenat rendra sa décision ultérieurement. /ncp


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